Les Sept Mercenaires (2016)




Les Sept Mercenaires est à l’origine un film des années 60 avec dans le casting des acteurs de prestige comme Yul Brinner, Steve McQueen, James Coburn ou encore Charles Bronson. L’histoire est elle-même tiré d’un autre film, les Sept Samouraïs qui raconte l’histoire de sept samouraïs défendant un village lors de la période des troubles dans le Japon du XVIème siècle.

La première adaptation se passe au Mexique, tandis que le remake de 2016 se passe en 1879 le long de la ‘’Frontier’’ américaine. La petite ville de Rose Creek est sous la domination de ce que l’on appelait à l’époque un ‘’Robber Baron’’, un industriel qui rachetait des terres, expropriait des familles et les réprimaient quand ces dernières n’acceptaient pas la domination de cette figure type du capitalisme de l’époque, un capitalisme débridé qui ne connaissait aucune limite. Une jeune femme décide après la mort de son mari (tué par le baron voleur Bartholomew Bogue) alors d’engager un U.S Marshall du nom de Sam Chisolm (Joué par Denzel Washington) afin de l’aider à reprendre la petite ville qui leur appartient de droit, ainsi que les mines aux alentours.

Chisolm va alors recruter une équipe de sept personnes pour former une troupe de choc qui va défendre la ville et en chasser Bogue. Bien que le film soit avant tout spectaculaire pour ses scènes de fusillades à répétitions, il nous conte une histoire pas si banale que cela au finale : Celle de l’époque du développement du capitalisme américain et des populations qui n’ont que peu de moyens de se défendre contre des industriels qui peuvent engager des armées entières pour les réprimer. Comme le dira d’ailleurs un mania du chemin de fer américain à cet époque : « Je peux acheter la moitié de la classe ouvrière pour en exterminer l’autre moitié ! » La défense de la ville n’est pas seulement laissé aux sept mercenaires, l’ensemble de la population y participe également même si elle ne semble pas taillé à la base pour un tel affrontement.

‘’Partout où il y a oppression, il y a résistance’’ c’est la morale qui se dégage du film car au final, la petite ville sera définitivement débarrassé de Bogue et de son armée privée… Ce film est finalement dans la tradition populiste américaine (Populiste a un sens particulier aux États-Unis, historiquement il représente un Parti de petits fermiers et propriétaires ainsi que d’une partie de la classe ouvrière, qui cherchait à mettre un frein à l’expansion du capitalisme en tentant de le réguler ou du moins, de l’atténuer), celle qui oppose les grands industriels de l’âge d’or du capitalisme américain aux modestes personnes qui n’ont que leurs mains et leurs courage pour résister face à l’oppression et face à l’exploitation. C’est en cela finalement qu’un film comme les Sept Mercenaires nous rappel que la lutte des classes existait bel et bien aux États-Unis et qu’elle existe toujours ! Un film à voir sans prétention, avec beaucoup d’actions et une bonne distribution à la clé. (Denzel Washington, Chris Pratt, Ethan Hawke, Vincent d’Onofrio…)

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