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Réaction à un article de Libération

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Libération mettait en ligne, il y a quelques jours, un article basé sur des témoignages de cheminots. Ils disaient “la direction a gagné contre notre grève, ils se lâchent, ils n’ont plus de pitié”.

Beaucoup de gens pensent encore que leurs avantages sociaux, leurs salaires, sortent d’une “collaboration” entre eux et leurs patrons, qu’il y a un “dialogue”, etc. Dans les petites entreprises, le patron profite souvent du rapport humain pour prétendre que “c’est grâce à lui qu’on travaille” et que “lui aussi à souffert pour arriver où il est”. Bref : les patrons et leurs larbins veulent faire croire aux ouvriers qu’ils ont des intérêts communs avec eux.

Une fois de plus, on voit que c’est totalement faux.

Les patrons, les bourgeois ne nous donnent que ce que nous arrivons à prendre. Et ils nous le reprennent dès qu’ils le peuvent, dès que nous baissons la garde ! Les cheminots ont perdu une lutte, et maintenant beaucoup sont en procédure de licenciement ou souffrent de sanctions basées sur de fausses accusations. La seule vraie raison est qu’ils ont fait grève !

L’entreprise de livraison Deliveroo, qui engage des indépendants pour réaliser le travail de livraison, a demandé lors d’un piquet de grève à un livreur de prendre une photo détaillée du visage des personnes qui bloquaient le restaurant. Le but est évidemment de les virer… Il n’y a pas de protection judiciaire, mais il y a des gens combatifs, alors les capitalistes n’hésitent pas à virer.

Voilà ce que c’est, le capitalisme. Un monde où les bourgeois pour leur profit baissent sans cesse les salaires, rendent le travail plus dur, et quand les gens se révoltent, on les vire, on leur marche dessus. Et si il faut, on enverra les flics ou les militaires.

Le capitalisme n’a pas de pitié. Le patron, grand ou petit, et ses larbins, n’ont qu’un objectif : casser la résistance, casser la fierté, casser la dignité et obliger à produire toujours plus pour un salaire toujours plus bas.

Les capitalistes n’auront aucune pitié contre les humains, ils n’en auront également aucune contre la nature, malgré le vernis écolo (green-washing) des grandes entreprises.

Seule la lutte, dirigée par un mouvement organisé et structuré, qui crée des structures capables d’utiliser toutes les formes de luttes et de protéger physiquement les grèves, peut permettre à la grande majorité des travailleurs d’espérer un avenir meilleur. On ne peut plus attendre que les mouvements explosent spontanément, que les choses se fassent toute seule. Il faut commencer immédiatement la propagande et l’organisation !

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