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Anniversaire du décès du Camarade Pierre

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Le Camarade Pierre, grand artisan de la relance de notre journal en 2010, qu’il distribuait déjà avec la Gauche Prolétarienne 50 ans plus tôt, est décédé il y a un an. Militant et dirigeant communiste et syndical, nous partageons ci-dessous l’hommage de ses camarades du Parti Communiste maoïste

A notre Camarade Pierre

Voilà un an que notre Camarade Pierre est parti. Et sa présence à nos côtés nous fait défaut, c’est certain. Il aurait été là au sein des Gilets Jaunes, lui qui avait une foi totale dans le pouvoir des masses. Il aurait été sur les blocages et au cœur même de la révolte car malgré son âge avancé, rien ne lui faisait peur. Il aurait dit « les gaz lacrymos, ça pique un peu au début mais on s’habitue vite ! ». Il aurait soutenu sans faille la juste révolte en cours. Il aurait couru de manif en manif, de blocages en blocages. Il aurait combattu ouvertement, « devant les masses » comme il disait, les éléments réactionnaires présents dans le mouvement. Lui qui s’était politisé avec mai 68, il aurait été fier de voir cette révolte de la classe laborieuse 50 ans plus tard.

Les jeunes Camarades qui n’ont pas -ou trop peu- connu notre Camarade Pierre doivent s’inspirer de l’énergie qu’il nous a transmis. Un engagement sans faille et permanent au coeur de la lutte des classes et en lien étroit avec les masses. Une confiance absolue dans les masses populaires pour reconnaître leurs amis et combattre leurs ennemis. Notre Camarade Pierre avait foi dans la capacité des masses à se révolter, d’apprendre en très peu de temps les rouages de la lutte des classes, comme cela s’est produit autour de lui à de nombreuses reprises.

Cet engagement personnel et cette confiance dans les masses ne viennent pas de nulle part. Cela découle de l’idéologie que notre Camarade Pierre avait fait sienne : le marxisme-léninisme-maoïsme. C’est à dire l’idéologie de la classe ouvrière à travers le monde, l’idéologie du prolétariat international. Toute sa vie il a cherché la voie juste, cherchant à approfondir sa connaissance de l’idéologie, non seulement en étudiant la théorie mais surtout en la mettant à l’épreuve de la pratique ; au travers d’un long chemin tentant inlassablement de regrouper autour de lui de nouveaux et nouvelles Camarades sur une ligne juste, la ligne de la reconstruction d’un Parti Communiste authentique, un Parti Communiste maoïste.

Ce faisant, il a nagé toute sa vie à contre-courant, a affronté les réactionnaires, a participé au niveau international à la reconstruction du mouvement, a organisé des jeunes malgré la grande différence d’âge, leur montrant la voie en allant là où la classe ouvrière vit, travaille et lutte : sur les piquets de grève, les occupations d’usine, au cœur même de la révolte des banlieues de 2005, sur les marchés des quartiers populaires, dans les foyers de jeunes travailleurs, dans les foyers de travailleurs immigrés, dans les logements occupés,…

Partout, dans toutes les rencontres, il appuyait la nécessité d’édifier un Parti Communiste authentique, un Parti Communiste maoïste, se développant dans le feu de la lutte des classes, préparant la Guerre Populaire, processus prolongé devant mener à la victoire de la classe ouvrière et des masses populaires sur la bourgeoisie impérialiste. Aux Camarades internationaux qu’il rencontrait, il répétait avec détermination : “Construisez le Parti !”.

Aujourd’hui, dans la révolte des Gilets Jaunes, il aurait été le premier à aller clamer la nécessité du Parti pour que cette révolte se transforme en révolution. Et évidemment il aurait eu raison.

Malgré sa cruelle absence, cette tâche est portée par ce qu’il appelait « la relève ». Oui Camarade Pierre, chaque Camarade du Parti a bien conscience de la nécessité de continuer le combat de toute une vie : affirmer dans la théorie et dans la pratique la nécessité du Parti Communiste d’aujourd’hui, le Parti Communiste maoïste, « ne pas mettre le drapeau dans la poche » comme tu disais. Quelles que soient les circonstances, quelle que soit l’adversité, il n’y a qu’une voie à la libération de notre classe -et par conséquent de l’humanité toute entière- la révolution prolétarienne. Nous assumons donc notre rôle, dans la révolte des Gilets Jaunes en cours bien sûr, mais également dans sa continuité, qui prendra nécessairement bien d’autres formes.

Camarade Pierre, présent !

Continuons l’édification du Parti Communiste maoïste dans le feu de la lutte des classes en lien étroit avec les masses !

Vive le marxisme-léninisme-maoïsme, l’idéologie qui guide notre action au quotidien !

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