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Gilets Jaunes : les récupérations électoralistes

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Le 27 décembre, Philippot, ex bras droit de le Pen et maintenant à la tête de son propre mouvement fasciste s’est rendu à l’INPI pour tenter d’y déposer en son nom l’appellation « Les Gilets Jaunes ». Depuis le début des blocages plusieurs termes avaient déjà été déposés d’une manière similaire, mais c’est bien la première fois que les tentatives des réactionnaires pour s’arroger le contrôle politique du mouvement sont aussi grossières et éhontées. Le président des « Patriotes » s’en cache a peine en disant vouloir « protéger la marque de ceux qui font n’importe quoi ». Bien sur Philippot n’a pas été le premier, le mouvements des soi-disant « Gilets jaunes libres » s’était taché d‘incarner la caution « modérée » , contre les casseurs et leurs appels à stopper les manifestations parisiennes étaient diffusées en boucle sur BFMTV avant les répressions massives du samedi 8 décembre. Il y a eu aussi un petit mouvement regroupé autour de Francis Lalanne voulant présenter une liste aux élections européennes.

Si les méthodes et les discours des opportunistes changent, leur objectif reste le même : Dénoncer es « casseurs » et en rester aux revendications anti taxes du 17 novembres dans lesquelles beaucoup de bourgeois et des réactionnaires se reconnaissaient parfaitement et aussi bien sûr s’accaparer le monopole des puissants symboles que les révoltes ont créé, et les utiliser pour des élections. On ne saurait accuser ces clowns bourgeois de « diviser le mouvement » car en réalité, il a toujours été divisé. Divisé entre ceux qui ne voulaient qu’une baisse de taxe sur leurs profits et ceux qui voulaient une hausse générale de leur niveau de vie, en faisant payer ceux qui le doivent ; divisé entre ceux qui veulent infuser dans leurs mouvements des idées racistes et réactionnaires et entre ceux qui les subissent et les combattent, divisé entre ceux qui veulent se borner à des négociations, des élections et des compromis afin de tirer leur épingle du jeu et ceux qui posent clairement la question du pouvoir au peuple et veulent prolonger la lutte : en somme il est divisé entre ceux qui sont intéressés, et ceux qui n’ont plus rien à perdre, entre bourgeois et prolétaires.

Ce caractère de classe a pu s’observer dès le début des mouvements et s’est très vite affirmé, à la tête des « Gilets jaunes libres » on a pu retrouver des petits patrons qui avaient lancé le premier appel a bloquer, ainsi qu’un militant fasciste toulousain désavoué par les gilets jaunes locaux. La trahison de ceux-ci ne datent pas d’aujourd’hui, ils n’ont jamais été de notre camp.

Pour le camp du peuple il n’y aucun intérêt à soutenir de telles impostures, mais il est toutefois important de démasquer les faux-alliés et de prendre conscience de leur nuisance, si ils parvenaient à leur fins et que les « gilets jaunes » devenait le nom d’un gloubi-boulga électoraliste et démago, cela ne nous stopperait pas, car avec ou sans gilets jaunes, nous avons toujours intérêts à continuer le combat, à le prolonger, a l’organiser afin de poser enfin la seule question qui compte vraiment, celle du pouvoir, et celle de la victoire.

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