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Paris : Didier Lallement, nouveau préfet de police

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A la suite des “mesures” du premier ministre Edouard Philippe après l’acte XVIII des Gilets Jaunes, le préfet de police de Paris a perdu la tête ! Ou plutôt, Michel Delpuech, celui qui était en place jusqu’à présent, a gentiment été remercié par l’exécutif.

Il était pourtant le préfet de police qui a laissé l’affaire Benalla se passer, le préfet de police qui a déployé des forces énormes autour de Paris en décembre dernier contre les manifestants, le préfet de police qui a tant arrêté, emprisonné, amendé, le préfet de police qui autorisait les matraques, les lanceurs de gaz et de balles, les canons à eau qui ont blessé, mutilé et tué ! Bref, tout ce qu’on attend d’un préfet de police. Sûrement grâce à cette très grande efficacité, Michel Delpuech avait reçu la Légion d’Honneur de la part de Macron l’été dernier.

Alors c’est sûr, ce n’est pas facile de passer après une pointure comme ça ! C’est en tout cas ce qu’a dû se dire Didier Lallement, qui était jusque là préfet à Bordeaux et que le gouvernement a donc fait débarquer à Paris le 19 mars. Il reprend le flambeau de la glorieuse profession de préfet de police de Paris, et passe derrière de grands noms comme Maurice Papon, criminel contre l’humanité, ou René Bousquet, son collègue collabo qui avait fiché les Résistants, les Communistes, et organisé la Rafle du Vel d’Hiv ! Qui est-donc celui qui va être le boss de toute la police parisienne jusqu’au prochain scandale ?

Comme on peut s’y attendre, c’est un haut fonctionnaire grisonnant, qui ferait sûrement mieux de prendre sa retraite. D’ailleurs, il commence déjà à avoir des trous de mémoire, puisqu’il a dénoncé en 2019 qu’une “insurrection n’a jamais été et ne sera jamais une garantie démocratique”, alors même qu’il avait été envoyé il y a quelques décennies par les socialistes en soutien aux Sandinistes du Nicaragua, en pleine révolution armée.

Très aimé dans les ministères, Didier Lallement a, en Nouvelle-Aquitaine, géré les Gilets Jaunes comme on peut s’y attendre : à coup de gaz, de matraques et de tirs à bout portant. Il a exprimé à de multiples reprises son soutien absolu à la police. Il ne devrait donc pas être dépaysé à Paris, où il pourra assurer sans problème son rôle de toutou pour Macron.

Les grands chefs des institutions de l’Etat bourgeois ne sont jamais compétents, mais la préfecture de police de Paris a quelque chose de particulier. C’est le seul métier au monde où on peut être sûr qu’être un bouffon augmente les chances d’être nommé !

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