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Kiran : « Une fois que les révolutionnaires auront osé prendre les armes, ils pourront renverser le pouvoir »

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Traduction de Redspark

 Le secrétaire général du PCN (maoïste révolutionnaire), Mohan Vaidya ‘Kiran’, lors de la cérémonie inaugurale organisée à l’occasion du 29e jour du mouvement de masse historique, du Front Républicain Populaire Patriotique au Népal, un front révolutionnaire dirigé par le parti, a déclaré que si les révolutionnaires osaient ensemble prendre les armes contre le pouvoir de l’État, ils pouvaient le renverser.

S’exprimant lors d’une grande réunion de masse organisée à Bhrikutimandap Kathmandu dimanche, le secrétaire général Kiran a affirmé que non seulement le gouvernement à la majorité des deux tiers dirigé par Oli, mais aussi l’ancien pouvoir de l’Etat maintenu depuis le régime de Rana peuvent être renversés lorsque les communistes révolutionnaires, les forces patriotiques et démocratiques luttent de manière unifiée.

Le Secrétaire général Kiran a déclaré : « Le moment est venu de mener des mouvements de masse et des luttes de rue, mais les armes doivent être prises si nécessaire. Les peuples ont le droit de prendre les armes pour faire valoir leurs droits et obtenir justice. Une fois que les gens ont osé prendre les armes, le pouvoir de l’État peut être renversé. »

Discutant de l’échec de la guerre populaire et des mouvements de masse menés jusqu’ici à cause de la trahison de la part des dirigeants, il a précisé que leur parti essayait de progresser en tirant le meilleur des leçons positives et négatives du passé.

En exprimant ces meilleurs vœux à la conférence du PPRF le camarade Kiran a déclaré : “Puisse cette conférence réussir à adopter une résolution politique et une constitution correctes, élire une équipe de direction adepte, faire entendre sa voix en faveur de l’indépendance nationale, de la démocratie et du gagne-pain du peuple, à ouvrir un nouveau front du mouvement en unifiant les classes opprimées et les masses et en attisant une lutte acharnée pour la prise du pouvoir. “ En outre, il a insisté sur le fait que « tout discours autre que le pouvoir de l’État ne vaut rien ».

En affirmant que le gouvernement actuel n’est pas un gouvernement communiste, mais un gouvernement qui diffame les communistes, qu’il représente les capitalistes compradres et bureaucratiques et la classe féodale et qu’il protège les intérêts des maraudeurs impérialistes et expansionnistes, Kiran a affirmé : « Chanter le slogan d’un ‘Népal prospère et d’un népalais heureux’ en vendant les ressources humaines et naturelles aux voleurs étrangers, c’est prendre le peuple pour un idiot. Un Népal prospère et un népalais heureux ne sont pas possibles avec ce gouvernement. » Il a ajouté : « La résolution des problèmes liés à l’indépendance nationale, à la démocratie et aux moyens de subsistance de la population est impossible de la part de cet État et du gouvernement, il faut une force alternative, ce que nous sommes. Par cela nous voulons dire les révolutionnaires maoïstes, le PPRF, et les autres forces révolutionnaires et patriotiques. »

« Les révolutionnaires communistes doivent être clairs sur les aspects nationaux et de classe des contradictions sociales et le parti du prolétariat doit diriger simultanément la lutte de classe et le mouvement de libération nationale. Ce n’est qu’en unissant les classes et les masses opprimées que le prolétariat peut gagner cette bataille. C’est ce qui est la force de la guerre populaire qui dure depuis dix ans et qui a toujours été sa force. »

GS Kiran, précisant que son parti travaillait d’arrache-pied pour réunir toutes les forces communistes révolutionnaires dans un même sillon, a déclaré qu’un débat constructif est nécessaire avec une ouverture d’esprit. Il a déclaré : « Nous avons travaillé dur pour l’unité du parti. Les camarades ont une tendance à ne pas écouter ce que disent les autres. Nous devons tirer les leçons de l’histoire ; nous devons unifier les forces véritablement révolutionnaires. Il est faux de comprendre que l’unité du parti ne doit pas être réalisée avant que toutes les différences ne soient pleinement résolues. Le parti est une unité et une lutte de contraires.L’unité doit être créée dès lors que les questions de principe fondamentales sont réunies, le reste pouvant être résolu en organisant des forums de discussion sur les questions relatives aux différences. J’appelle les camarades révolutionnaires, dont le camarade Biplab, le camarade Kirati et le camarade Ahuti, à avancer vers l’unité. J’appelle aussi le camarade Mohan Bikram à ne pas préparer de bazar séparé. Laissons-nous tous prendre l’initiative de l’unité. Nous sommes sérieux à ce sujet. » Il a ajouté : « Les opportunistes sont déjà unis ; maintenant, les révolutionnaires doivent aussi s’unir. Seul, un discours inutile sur la révolution ne vaut rien pour un communiste. »

CP Gajurel, président du PPRF au Népal, présidant la séance inaugurale, a déclaré que la bataille pour la République populaire fédérale avait commencé. 29 ans auparavant le jour du mouvement de masse avait mis fin au système des Panchayat au Népal et nous déclarons que la bataille pour la démocratie populaire fédérale a commencé à compter de ce jour historique. Insistant sur le fait qu’une idéologie et une politique correctes ne suffisent pas pour provoquer un changement et que la violence est indispensable, Gajurel a également appelé les masses à rester préparées à la lutte, car le temps est venu de chercher une alternative, non seulement pour le gouvernement d’Oli, mais aussi pour le système parlementaire obsolète.

Adressant ses meilleurs vœux à la conférence, le secrétaire général du PCN (ML), CP Mainali, a déclaré que la révolution de nouvelle démocratie n’était pas encore accomplie au Népal. Il a insisté sur la nécessité de définir une politique juste sur la base d’une analyse de la situation politique du Népal.

De la même manière, exprimant sa solidarité avec les programmes de lutte proposés par le PPRF, Gopal Kirati, président du PCN (Centre maoïste), a mis l’accent sur l’unité entre les révolutionnaires.

La coordinatrice du parti socialiste scientifique, Bishwabhakta Dulal ‘Ahuti’, soulignant la nécessité de lancer un débat sérieux sur la manière de faire avancer le mouvement communiste, a déclaré que le camarade Kiran devait diriger ce débat.

Le porte-parole du PCN (Masal), Ram Prasad Puri, a insisté sur le fait qu’il était temps de débattre de s’il fallait transformer la démocratie populaire en un programme tactique ou non.

Un membre du secrétariat du Parti Communiste du Népal a souligné qu’il n’y avait plus d’autre solution que de lutter ensemble contre l’état et le système actuels.

Les artistes de la famille culturelle Samana ont présenté des chants et des danses révolutionnaires entre les discours de bons vœux présentés par différents dirigeants. La session à huis clos, qui durera deux jours, débutera à partir de demain matin.

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