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1er Mai : Fake news

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Un 1er mai massif

Ce mercredi 1er mai à été marqué par une énorme mobilisation, extrêmement massive et combative à Paris. Des dizaines de milliers de personnes étaient présentes malgré les promesses d’une répression sans précédent, malgré des mesures dissuasives, malgré les voltigeurs, flics à cheval ou chien d’attaque, drones…

Le cortège, ou les cortèges syndicaux avaient de toute façon disparu et où les ballons étaient rares, était extrêmement dense et allait, à 15h, de Montparnasse à la place d’Italie. A certains endroits, il était littéralement impossible d’avancer. Et dans cette masse, des milliers, voir des dizaines de milliers de prolétaires étaient venu avec un mot d’ordre simple : retourner Paris, faire peur au pouvoir et aux bourgeois. Il aura fallu que les traîtres des confédérations (dont certaines ont carrément plié bagage avant même l’heure officielle de départ du cortège, sois 14h30, sans même défiler) emmènent les gilets jaunes dans une immense nasse pour éviter un nouveau 1er décembre.

Pourtant, les vrais affrontements ont été rares, il à surtout s’agit d’une violence invraisemblable de la police. Les flics n’hésitaient pas à charger la foule du cortège, syndicats comme gilets jaunes, avec la complicité du SO (qui à pourtant lui aussi été attaqué par la flicaille).

Devant l’Hopital de la Pitié Salpétrière, une nasse d’une violence jamais vue à été mise en place pendant deux heures ; et il faudra attendre l’interpellation des 32 pour qu’elle soit libérée. Le pouvoir pouvait (enfin) dire qu’on avait « attaqué l’Hôpital ». Comme le 16 juin 2016, ou des CRS passifs ont été posté devant les vitres de Hôpital Necker pour ensuite dire que ces vitres avaient été caillassées.

Marqué par une victoire policière et les mensonges de l’Etat contre le mouvement de masse de la classe ouvrière

Cette nasse à duré au moins une heure. Tout ce temps, les CRS chargeaient, obligeant les gens à s’écraser les uns les autres pour tenter de fuir la concentration de gaz lacrymogène. On à vu des flics tirer à la GLI-F4 ou lancer des pavés sur cette foule qui étouffait sous les gaz. L’ambiance était lourde : les médics étaient appelés à chaque instant, des gens hurlaient qu’ils allaient mourir, certains vomissaient, à cause des gaz ou simplement de la peur. D’autres étaient écrasés, et on à entendu parler de côtes cassés lors de ces mouvements de foule.

Quelques manifestants ont fait céder le portail d’un Parc qui était celui de l’Hôpital de la pitié salpétrière, mais aussi d’une résidence CROUS (entre autres). Des manifestants sont rentrés pendant plusieurs minutes, certains ont pu se poser quelques minutes dans l’herbe, assis, pour décompresser. Ils ont d’ailleurs pu discuter avec des infirmiers et infirmières qui donnaient de l’eau et du sérum physiologique, rassuraient les plus apeurés.

C’est seulement au bout d’une vingtaine de minutes, alors que tout était calme, que la BRAV-M est arrivé et que des CRS à pied ont chargé, provoquant la panique. Certains manifestants se sont enfuis par le parc, d’autres sont monté à la passerelle, pensant pouvoir entrer dans un hall, se mettre en sécurité. Seul 3 de ces manifestants ont touché (pousser serait même un mot trop fort) la porte du service, avant de faire demi tour lorsque les infirmiers bloquaient la porte pour protéger le service de réanimation.

Alors même que la BRAV-M, policiers à moto, envahissaient le parc d’un hopital. Alors même que des gaz lacrymogène étaient tirés à quelques mètres de services de soins ou des gens entre la vie et la mort étaient présents, alors même que les FLI-F4 explosaient dans la rue, ce sont 32 manifestants qui ont été traités de terroristes, de criminels, emmenés en garde à vue (sans n’avoir rien fait d’illégal, n’avoir commis aucun crime ou délit) Pendant toute la soirée, les médias à la solde du pouvoir ont vomis la propagande d’Etat, avant que la vérité éclate sur les réseaux sociaux, obligeant ces derniers à changer leur version – sans jamais parler de la violence de la police, qui avait clairement pour but de blesser gravement un maximum de manifestants, sans aucune peur de tuer. Alors que les flics ont consciemment mis en danger des malades, ce sont des manifestants dans leur plein droits qui ont été attaqués par les flics, les justice, les médias de masse et le gouvernement.

Alors que les droits des gardés à vue et des manifestants étaient bafoués (refus de présenter les avocats demandés à certains gardés à vu, refus de présenter le médecin, refus d’appeler les personnes à prévenir, mensonges sur les charges et les risques encourus), alors que la police ne respectait même pas le droit bourgeois, Castaner osait dire que les gardés à vue étaient des barbares, des sauvages sanguinaires, à l’image des gilets jaunes. Cette police qui à usé d’un racisme décomplexé, qui à ajouté à la pression médiatique une pression psychologique et des entorses au droit, à bien montré qu’elle n’avait qu’un seul but : se venger de l’affront des actes 2, 3, 4, 8 ou encore 16, faire peur, blesser voir tuer ce qu’elle considère comme « l’ennemi » : la classe ouvrière qui porte le gilet jaune et qui rend les coups.

Quelle conclusion en tirer ?

La flicaille s’est allié aux directions confédérales syndicales pour encadrer l’immense masse de prolétaires venus en découdre, venus faire peur au pouvoir. Enfermés dans une nasse immense, les dizaines de milliers de personnes (si ce n’est plus ? Les organisateurs qui collaborent avec la police n’auraient aucune honte à mentir sur les chiffres eux mêmes) ont été gazés, matraqués et bombardés de projectiles aussi divers que dangereux.

Pour le pouvoir, nous sommes des ennemis. Le droit bourgeois n’est que la manière pour le pouvoir bourgeois de gérer le prolétariat, et d’assurer le profit des capitalistes. Les bourgeois et leurs flics nous tueraient sans problème si ils n’avaient pas peur des conséquences.

Les directions confédérales syndicales ont collaboré avec la police pour garder leur premier mai de randonnée dans des quartiers sans intérêts plutôt que d’appeler avec les gilets jaunes à converger dans les quartiers riches de la rive droite, ou il aurait été, comme lors de différents actes précédents, impossible de gérer les différents groupes et cortèges.

Mais les masses, elles, même désorganisés, même sous pression, ont répondu présent, ont montré qu’elles voulaient se battre. C’est là l’enseignement le plus important. Les masses veulent faire la guerre au système Nous avons perdu une bataille, car nous apprenons la guerre en la fesant. Mais ce n’est que temporaire. Déjà, ce samedi, sur les ronds points, les péages et dans les petites villes de province, les heurts ont repris.

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