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Si tu veux mon avis, la canicule

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Par Si tu veux mon avis

Si tu veux mon avis, la canicule, c’est l’un des évènements par excellence où les inégalités entre les classes se manifestent le plus violemment. 

Ça y est, c’est la canicule sur toute la France ou presque. Comme quasiment tous les étés, on crève de chaud, ça monte jusqu’à 40° dans certaines villes et la nuit ça descend pas en dessous de 22°. Comme chaque année, les inégalités de classe vont se manifester violemment, les classes populaires vont subir pendant que les riches vont trouver des solutions. 

En effet, on ne vit pas la canicule de la même façon selon qu’on est un bourgeois ou un prolétaire, selon qu’on vit dans les beaux quartiers ou dans une banlieue populaire, selon qu’on est un exploiteur ou un exploité. L’exemple le plus frappant de cette inégalité est le taux de surmortalité. En 2003, lors de la grande canicule européenne ayant fait plus de 15 000 morts au sein de l’État français, la surmortalité sur la totalité de la France a été de 60% alors qu’elle a été de 160% en Seine Saint Denis, département le plus pauvre de l’État français. 

Pendant que les riches sont dans leurs appartements climatisés, pendant que ces exploiteurs se baignent dans leurs belles piscines construites à la sueur de la classe ouvrière, pendant que que ces bourgeois profitent du grand parc qui jouxte leur appartement de luxe payé sur l’argent de l’exploitation du prolétariat, pendant que ces riches peuvent se nourrir correctement, se payer des smoothies et autres boissons rafraichissantes, les prolétaires, eux, crèvent de chaud dans leurs barres d’immeuble, n’ont pas la climatisation, n’ont que leur douche pour se rafraîchir, travaillent sur les chantiers, dans les entrepôts, dans les usines, dans les ateliers, dans le métro, dans les gares et dans tout un tas d’autres lieux non climatisés. Pendant que les riches commandent leur burger livré par Deliveroo, un jeune livreur se déshydrate en pédalant sous un soleil de plomb pour une paye de misère qui permet à peine de se loger dans les grandes villes. Pendant que les vieux riches sont tranquilles au frais, nos grands parents et nos parents meurent dans l’indifférence générale de l’État et de la bourgeoisie. Pendant que les vieux riches sont en bonne santé, nos parents et grands parents sont abimés par une vie entière de travail et crèvent dans leurs appartements mal isolés. Pendant que la classe ouvrière crève sur des chantiers pour faire gagner du fric aux bourgeois, ces mêmes bourgeois partent en vacances avec l’argent gagné par l’exploitation des prolétaires. Pendant que les bourgeois ne sont jamais inquiétés par la justice, les prolétaires envoyés en prison crèvent de chaud dans leurs cellules en béton.

La canicule, conséquence inévitable du réchauffement climatique provoqué par le système capitaliste, est donc subie en premier lieu par la classe ouvrière des pays occidentaux mais aussi par les personnes vivant dans les pays dominés, victimes de l’impérialisme de l’État français. 

La canicule n’est donc pas seulement une catastrophe climatique, c’est aussi une catastrophe sociale subie par la classe prolétaire, celle qui produit tout, celle qui est méprisée, exploitée au quotidien, écrasée quand elle se révolte par la classe des bourgeois qui contrôle l’État et la production. 

Nous ne voulons plus subir la canicule, nous ne voulons plus crever de chaud au taff, nous ne voulons plus bosser au soleil sur des chantiers par 40°, nous ne voulons plus voir nos anciens crever dans l’indifférence générale, nous voulons abattre le système capitaliste qui détruit la planète et cause le réchauffement climatique, qui nous oblige à bosser pour un salaire de misère malgré la chaleur. Nous voulons construire un système solidaire dans lequel les moyens de production appartiendraient à l’ensemble de la communauté, dans lequel cette communauté ferait preuve de solidarité lors des épisodes de forte chaleur, un système dans lequel ce genre de phénomène serait anticipé, un système dans lequel les logements seraient conçus pour protéger les gens des fortes chaleurs mais aussi des épisodes de grand froid, un système débarrassé de la caste bourgeoise qui s’enrichie sur notre travail collectif et qui est systématiquement épargnée par toutes les catastrophes. 

Sauvons la planète, défendons nous face à la canicule, abattons le système capitaliste !

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