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Chambéry : les flics tuent pour un loyer impayé

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Tiré de Si tu veux mon avis

Si tu veux mon avis, le nouveau meurtre policier hier à Chambéry est un exemple criant de la façon dont la bourgeoisie est prête à tuer pour maintenir son profit. 

Hier, à Chambéry, en Savoie, un homme de 50 ans est mort d’un malaise cardiaque après avoir été frappé et traîné au sol par les flics. Cet homme vivait dans un HLM avec sa femme et ses quatre enfants. Il ne payait pas son loyer du fait de ses faibles revenus. Hier, la police a débarqué chez lui pour le foutre à la rue, avec sa femme et ses quatre enfants. Face à cette agression, il s’est défendu et a défendu sa famille. Les flics l’ont alors tabassé, menotté et traîné jusqu’à leur véhicule pour l’amener en garde à vue. Sa femme a prévenu les flics à plusieurs reprises qu’il était cardiaque, les flics ont continué à le traîner au sol. L’homme a fait un premier malaise, les flics ont quand même voulu l’amener en garde à vue, il a fait un second malaise, cardiaque cette fois, et en est décédé. 

La police se permet de tuer un homme, un père de famille, pour un loyer non payé. La police se permet de jeter à la rue une famille, pour un loyer non payé. L’État bourgeois n’a aucun problème avec le fait de tuer, si cela permet d’envoyer un message fort aux classes populaires : vous refusez de payer le loyer, on vous jette à la rue. Vous vous défendez, on vous tue. 

Pourtant, ces logements ne devraient pas appartenir à la bourgeoisie, ce logements ne devraient pas être loués par des capitalistes dans le seul et unique but est de faire du profit. Ces logements ont été construits par des ouvriers du BTP, les matériaux qui les composent ont été construits par des ouvriers qui travaillent dans des usines. Ces ouvriers sont payés une misère, le SMIC, parfois un peu plus, parfois beaucoup moins quand ils n’ont pas de contrat de travail comme ça se fait beaucoup dans le BTP. Pendant ce temps, les patrons de ces ouvriers s’en mettent plein les poches et avec cet argent investissent, achètent des logements, par dizaines, par centaines parfois, et les louent à un prix exorbitant à des prolétaires. Le loyer que les prolétaires payent sont le fruit d’une double spoliation : un propriétaire, enrichi sur l’exploitation du prolétariat, achète un logement construit par des ouvriers, des prolétaires vont louer ce logement et payer une grande partie de leur maigre salaire pour vivre dedans. 

Un toit au dessus de la tête, de l’eau potable pour se désaltérer et se laver et une assiette remplie, tout ça ne devrait pas être payant. Ce devrait être des droits inaliénables de toute personne, mais ça n’est pas le cas. Ça n’est pas le cas car le système capitaliste marchandise absolument tout, car la bourgeoisie cherche à faire du profit sur tout ce qui est possible. Dans les pays impérialistes, comme l’État français, ça donne des centaines de milliers de SDF, des millions de mal logés et des millions de personnes qui n’ont pas les moyens de manger équilibré. Dans les pays dominés, victimes de l’impérialisme, ça donne des centaines de millions de personnes vivant dans des bidonvilles, des centaines de millions de personnes qui n’ont pas accès à l’eau, des centaines de millions de personnes qui n’ont pas accès à une nourriture saine et en quantité suffisante. 

Si aujourd’hui la bourgeoisie, par le biais de sa police, se permet de tuer un homme pour un loyer impayé, c’est car elle estime avoir le rapport de force se son côté. Il est vital d’inverser ce rapport de force, en nous organisant partout, sur nos lieux de vie, sur nos lieux de travail, sur nos lieux d’étude. En nous organisant, nous pourrons tenir tête à cette classe bourgeoise, nous pourrons massivement arrêter de lui payer les loyers que nous ne lui devons pas, nous pourrions nous défendre contre les tentatives d’expulsion et nous pourrons, à terme, la renverser et lui reprendre le pouvoir pour qu’enfin ce soient les travailleurs et travailleuses, celles et ceux qui produisent tout, qui détiennent les clés du pouvoir !

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