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Scandale à la biocoop : l’impasse du réformisme coopératif.

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La biocoop, une entreprise coopérative finanée par des micro-actionnaires, crée dans les années 1970, est au centre d’un mini-scandale sur deux sujets, preuves que le capitalisme ne peut pas être dépassé à l’interne.

Mais tout d’abord, il faut se rendre compte que les produits « biocoop », issue de l’agriculture dite « biologique » (qui respecte un nombre plus important de normes environementales que la moyenne, sans remettre en question l’organisation ultra-polluante de l’agriulure capitaliste, de son conditionnement et de sa distribution) sont hors de prix pour les masses populaires. Ce sont des bourgeois, qui, depuis le début, peuvent se payer la qualité bio, alors que les masses poussent des chariots à liddle ou leclerc pour les plus aisés.

Mais là n’est pas le problème.

D’abord, l’ancien président Claude Gruffaut s’est augmenté, de 95 000 à 127 000€ brut. Sois plus que 6 fois le salaire le plus bas dans la biocoop ! Et encore, il faut recontextualiser : si on parle de 6 fois le salaire, on ne parle pas de 6 fois le « reste à vivre » une fois les tâches de survie – logement, bouffe, chauffage et transport ». Pour une entreprise coopérative, que les dirigeants vivent dans les villas alors que les ouvriers et ouvrières fassent des heures sup non payés à transporter des centaines de kilos (voir des milliers), se taper le mépris des bourgeois, pour vivre dans des HLM mal isolés et pourris, ça la fout mal ! Le cahier des charges lui même annonçait un écart 1-5.

Mais en plus, on viens d’apprendre que les avocats de la biocoop ne respectaient pas tous le cahier des charges « bio ». C’est sois la faute des producteurs, sois celle de la biocoop. Quoiqu’il en soit, du petit agriculteur au gros capitaliste de la bouffe – production, logistique ou vente -, tous veulent faire le plus de profit possible. Pour survivre, etouffé par les monopoles, le petit agriculteur est obligé de tordre la règle et de se tuer au boulot. Et quand il sort de cette situation, il doit faire face à la concurrence du gros monopole et devenir un loup chez les loups. Alors forcément, « coopératif » ou pas, le capitalisme, c’est plus d’exploitation pour les ouvrier et les ouvrières et des normes toujours plus souples pour les consomateurs, de la triche, de la corruption et une qualité toujours plus dégradée !

Coopératif ou pas, renversons le capitalisme !

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