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Lubrizol : un drame évitable, un drame capitaliste

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L’incendie de l’usine Lubrizol de Rouen, classée Seveso Haut, est enfin éteint. Il ressort de partout que cet incendie était totalement évitable. Dans les témoignages de bouche à oreille qui circulent des travailleurs et anciens travailleurs de l’usine, il est dit que « ça devait arriver ». L’usine à déjà été épinglée en 2013 pour des fuites qu’elle à tenté d’attribuer à une erreur humaine, celle d’un ouvrier. L’entreprise a été condamnée à seulement 4000€ d’amende, ce qui n’est quasiment rien. L’espace de stockage était problématique depuis longtemps. D’ailleurs, dans l’espace de stockage d’une autre usine, au Havre, il y a eu un départ de feu début septembre. La société Lubrizol faisait du chantage à l’emploi pour que personne ne dise rien… La sécurité de centaines de milliers de personnes, leur santé, l’environnement direct vont être dévasté pour quelques euros. Si à 5h du matin il n’y avait que quelques dizaines de pompiers et que les ouvriers eux même n’étaient pas au courant, c’est que la désorganisation à tous les niveaux était totale. Le patron de l’usine, de manière ridicule, à même tenté de faire croire que l’incendie était d’origine criminel (ce qui au passage ne change rien, car il n’a pas été contenu à temps) : « Je ne peux pas savoir à ce jour exactement à quel endroit [le feu] a démarré. (…) Mais on peut penser quand même qu’il a démarré près d’une clôture qui nous sépare d’un voisin. Je suis très étonné de voir un incendie qui démarre comme ça, en pleine nuit, à un endroit où il n’y a personne. Cela m’interroge énormément, je n’arrive pas à comprendre pourquoi. Il ne faut rien écarter, mais c’est très étonnant. »

Il n’y a donc rien à attendre de l’État et des institutions bourgeoises : outils des capitalistes, elles n’ont qu’un seul but, celui d’atténuer l’affaire, de calmer la colère légitime des masses, de minimiser la peine des capitalistes. On notera « l’oubli » de la préfecture de communiquer sur la présence de substances radioactives dans l’usine et d’amiante dans le toit (alors même que l’amiante à déjà tué 100 000 personnes dans l’État Français). Castaner n’a pas hésité à dire qu’il n’y avait aucun danger, la préfecture annonce sans précision sur la signification de la phrase qu’il n’y a « pas de toxicité aigüe » (ce qui veut dire que l’on est pas tué directement par le panache de fumée). Le plus guignolesque restera quand même la bataille d’égo entre la direction de la faculté et la préfecture, voulant tour à tour ouvrir et fermer le campus… pour au final fermer les départements les uns après les autres, au milieu de la matinée de vendredi.

Dans une société non capitaliste, toutes les mesures de sécurité auraient été prises, limitant ce genre d’accident et la pollution générale, rendant les rares catastrophes plus facile à rattraper. Des dizaines de milliers de personnes auraient été évacuées, des milliers de bénévoles et professionnels auraient été mis en place pour empêcher au maximum la pollution. Tous les moyens humains auraient été mis en place. Des diagnostic médicaux gratuits auraient été mis en place, des consignes claires de protection et de confinement. Les salaires des travailleurs et travailleuses privés de journées de travail auraient dû être pris en charge.

Mais dans la société capitaliste, ce n’est pas pareil. Il ne fallait sois disant pas « inquiéter les gens », comme si les masses étaient un troupeau de bœufs incapables, qui réagissent seulement aux émotions. Nous sommes inquiets et nous ne nous entretuons pas pour autant. Sauf qu’en plus d’être inquiets, nous sommes en danger.

Des centaines de milliers de personnes ont été touchées, la pollution de l’air, de l’eau, des habitations provoquera probablement des milliers de cancer supplémentaires (dans une ville déjà très polluée). Les dégâts environnementaux sont immenses, on a retrouvé des poissons morts dans des bassins à plus de cent kilomètres, il a littéralement « plu » une marée noire, les nappes phréatiques et les sols vont être pollués par les molécules toxiques. C’est une catastrophe.

Les dirigeants de Lubrizol, investisseurs, patrons, décideurs politiques, agents corrompus de l’État, doivent tous être tenus personnellement responsables de chaque poisson mort, chaque cancer, chaque mort prématurée, chaque euro perdu par un travailleur qui n’a pas pu aller bosser, chaque licenciement dans l’usine ou ses sous-traitants. Les capitalistes n’ont rien à foutre de la vie humaine. Il doivent rendre des comptes ! Chaque discours « social » ou « écologique » n’est qu’un subterfuge pour éviter de finir pendu par la foule légitimement en colère. Chaque concession n’est qu’une balle en sucre tirée sur les masses populaires. L’incendie de Lubrizol prouve une fois de plus la nécessité de la révolution, la nécessité du pouvoir populaire, la nécessité d’une véritable justice.

Justice populaire contre les assassins du peuple et de la nature !

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