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Etat français : 17 Novembre 2018 – 5 Décembre 2019

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Le 17 novembre 2018 explosait la colère des masses populaires rurales. Dans le Nord-pas-de-Calais, les autoroutes sont attaquées et « prises ». Dans le Médoc, plusieurs milliers de personnes tiennent puis incendient après plusieurs semaines de lutte un péage parmi les plus importants de France.

Les semaines suivantes, les prolétaires des zones périurbaines et des banlieues joignent le mouvement. Des lycées d’Aubervilliers aux habitants de Noailles, de l’ouvrier ou ouvrière agricole de la Beauce au technicien de la RATP, en passant par l’ouvrier qualifié de l’aéronautique ou au travailleur et travailleuse sans papier de la logistique, des parties entières de la classe ouvrière s’embrassent, prennent la direction des masses populaires.

Certaines images resteront à jamais dans l’esprit et la mémoire révolutionnaire : sorties d’autoroutes ou de dépôt quasi fortifiés, affrontement au cocktel molotov autour d’une garde, péage ou centre d’impôt incendiés, barricades sur les champs élysées, hôtel particulier en flamme, agence d’intérim ou immobilière dévastée, chaînes de magasins pillés… Et surtout, les flics qui reculent, partout : sous l’Arc de Triomphe ou sur la place du Capitole de Toulouse, dans la campagne Bretonne ou sur le Périph’ Lyonnais, dans une zone commerciale et sur un parking du nord pas de Calais, sur une passerelle Parisienne face à un homme armé de ses seuls poings !

Un an après, le gouvernement prétend avoir investit 17 milliards pour « aider les Français ». Mais dans le quotidien, malgrès les chiffres truqués de l’inflation et contestés par des économistes bourgeois eux mêmes, on n’a rien vu.

Ce 5 décembre, les organisations syndicales appelent à la grève générale, et dans certains secteurs stratégiques (aéroports, transport routier, transports de personnes, rail…) à la grève générale et illimitée. Contre la réforme des retraites, oui, mais aussi contre une vie indigne, contre la violence d’un système qui pousse un étudiant à s’immoler ou un technicien à se suicider dans un collège après son expulsion.

Les contradictions s’aiguisent et nos camarades s’activent à voir refleurir les barricades, les émeutes, les grèves. Que chacun soit parti prennante d’un mouvement qui peut être une étincelle ! Faisons vivre notre mot d’ordre : Osons Lutter, Osons Vaincre !

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