Coronavirus : le système capitaliste dans ses contradictions



Bruno Le Maire s’indigne : des gens spéculent sur le gel hydroalcoolique, se font du pognon sur la peur des « bons Français ». Il découvre visiblement le capitalisme… La crise que fait peser le coronavirus dévoile et accentue de nombreuses contradictions, et prouve une fois de plus l’instabilité du capitalisme et l’incapacité du marché à répondre à la crise sanitaire ; au contraire, il faudrait de la planification, des mesures de travail politique et idéologique, des actions concrètes.

D’abord, le coronavirus est particulièrement dangereux parce qu’il est passé de l’humain à l’animal et peut potentiellement muter ; hors, ce n’est pas le premier de ces virus à sauter le pas. Avant lui, l’élevage intensif en à produit de nombreux autres, comme la grippe H1N1, l’épidémie de la vache folle, (qui n’est pas un virus), etc. Le système capitaliste produit des épidémies toujours plus incontrôlables, en ne prenant en compte que le profit sans jamais s’inquiéter de la qualité, de la santé, de la souffrance – sauf quand on peut en faire commerce.

Ensuite, les mesures de confinements en Chine n’ont pas été reproduites malgré leur efficacité. Les gouvernements ont pris acte de la faible létalité du virus (pour l’instant du moins), et donc ont décidé de laisser l’épidémie se propager plutôt que de tenter de l’enrayer totalement. On ne doit pas arrêter le profit, quitte à ce que les personnes les plus fragiles soient décimés par l’épidémie – « Le coronavirus n’empêchera pas le pays de vivre » ; il y aura toujours des ouvriers pour faire tourner l’économie, il ne faut surtout pas stopper l’accumulation du profit. Les pauvres n’auront pas de place dans les hôpitaux publics, on développera la prise en charge dans les cliniques privés pour tous ceux et celles qui ont besoin de réanimation.

Il faut aussi aborder l’aspect politique ; les confinements, les contrôles, sont un pas de plus dans l’Etat policier et la surveillance des masses. La mesure la plus efficace pour contrôler une épidémie offrirait à l’Etat des armes pour surveiller et contrôler encore plus. Pourquoi ferait-on confiance à, ces deux dernières années, montré une brutalité énorme contre les masses populaires, cherchant à repousser l’acceptable toujours plus loin ?

Enfin, il faut regarder l’état de l’économie du système impérialiste. Au bord de la crise, de la guerre de repartage du monde, l’épidémie fait plonger les marchés, non rapprochant d’une nouvelle crise – qui devait arriver. Voilà ce qu’on peut conclure : une épidémie, si violente et meurtrière qu’elle soit, ne chamboulera pas la société bourgeoise. Aucun élément extérieur à la société ne peut créer ex-nihilo quelque chose au sein de la société – simplement aiguiser ou émousser les contradictions sociales.

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