La pollution de l’air, un facteur aggravant de l’épidémie de Covid-19 !



Ce weed-end du 28/29 mars, le taux de particules fines dans l’air a dépassé les seuils légaux dans le Haut-Rhin, le Bas-Rhin et la région parisienne. En cause, les épandages agricoles, l’industrie agro-alimentaire et l’élevage qui font drastiquement augmenter les taux de gaz d’ammoniaque et d’oxyde d’azote dans l’air. Des chercheurs et des médecins alertent sur le risque qu’une sur-exposition à ces particules soit un « facteur aggravant des impacts sanitaires lors de la contagion par le Covid-19 ».

Isabella Annesi-Maesano, directrice du département d’épidémiologie des maladies allergiques et respiratoires de l’Inserm, affirme que « la pollution abîme les muqueuses des voies respiratoires et du poumon, ce qui fait pénétrer plus facilement les virus et, par agrégation, les particules fines et ultrafines véhiculent les virus au fond des voies aériennes. » Une étude menée en 2003 en Chine suite à l’épidémie de SRAS-CoV avait par ailleurs démontré que les patients vivant dans des zones fortement polluées avaient deux fois plus de risques de mourir du SRAS que ceux des régions peu polluées.

Alors que le capitalisme et l’impérialisme aggravent les conséquences de l’épidémie de Covid-19, alors que la cupidité de la bourgeoisie pousse les ouvriers à continuer leur boulot dans les usines, sur les chantiers, dans les entrepôts, l’aggravation de l’épidémie par la pollution aux particules fines vient une fois de plus nous rappeler qu’il est urgent de faire la révolution pour changer notre mode de production et ainsi sauver la possibilité de la vie sur terre telle que nous la connaissons. En effet, c’est bel et bien le capitalisme, en plaçant le profit avant l’écologie, qui est responsable de la majeure partie des désastres environnementaux que nous connaissons depuis maintenant plusieurs décennies. Bien-sûr, comme toujours, les premières victimes des conséquences de l’aggravation de l’épidémie de Covid-19 par la pollution seront les masses populaires qui n’ont pas les moyens d’habiter dans des zones peu polluées, mais aussi les populations des pays dominés, notamment en Asie, où la pollution de l’air est un problème de plus en plus important, qui cause chaque année des centaines de milliers de morts.

Alors qu’en 1916, Rosa Luxemburg écrivait « Socialisme ou Barbarie », nous pouvons aujourd’hui compléter cette phrase célèbre en affirmant « Socialisme ou extinction de la vie sur terre telle que nous la connaissons ».

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