Déconfinement : les ouvriers doivent se battre

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Le déconfinement aura lieu dans une semaine maintenant. L’état d’urgence sanitaire, permettant au gouvernement de diriger par décrets, lui, a été prolongé jusqu’à juillet au moins. Il y a une grosse contradiction. D’un coté, l’État dit qu’il faut retourner travailler, que, finalement, tout est sous contrôle, – avec des mesures de déconfinement contraignantes, mais de l’autre, on prolonge l’état d’urgence sanitaire.

Ce que l’on remarque, finalement, c’est que l’on envoie encore les ouvriers au front. Les travailleurs manuels, ceux qui ne peuvent faire leur travail à distance, mais également tout un tas de personnes qui pourraient faire leur travail à distance, mais doivent être surveillés par des petits chefs, comme dans le téléconseil, vont retourner au boulot. L’épidémie, elle, n’est pas terminée, seule 5% de la population à été touchée.

Bien sûr, beaucoup de gens sont soulagés de la reprise de l’activité. Le chômage partiel n’est pas toujours suffisant, les activités non salariés sont stoppées, les cantines fermées, ce n’est pas facile.

Mais notre société a-t-elle vraiment besoin de voitures, de canapés, de vestes, etc, maintenant ? Notre société a-t-elle besoin que l’on travaille jusqu’à 60h par semaine ? L’accumulation capitaliste en a besoin pour éviter sa crise, pas la société humaine en générale. Bien au contraire. On a besoin de produire différemment, d’arrêter de produire des voitures mais de construire des lieux de production adaptés et proche des lieux d’habitation, d’un rapport correct à la nature.

Les ouvriers, les prolétaires ont bien compris que la société ne tourne que par eux, mais aussi contre eux et contre leur environnement. On voit bien, avec l’arrêt de l’activité, le ridicule et l’absurde de l’organisation capitaliste du travail et du territoire. Voir des animaux en ville nous permet aussi de repenser notre rapport à la nature.

Maintenant, il s’agit de ne pas simplement faire des constats. Dans les usines, sur les chantiers, dans les entrepôts, les magasins et les hôpitaux, partout, les militants communistes doivent travailler à organiser les ouvriers, à lutter pour des droits, à montrer la capacité du prolétariat à s’organiser et à gagner – pas pour se satisfaire de miettes mais pour détruire le capitalisme, qui ne produit que guerre, violence, barbarie, misère, exploitation et épidémies. Nous avons besoin du socialisme. Il y a dans le monde entier un aiguisement de la lutte des classes, depuis plus de deux ans le prolétariat de l’État Français doit en être à l’avant garde.

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