L’inde se précipite pour pallier à sa vulnérabilité militaire



Suivant l’humiliation militaire de l’Inde par la Chine avec l’agression de l’Armée populaire de libération à la LAC (Line of Actual Control) à l’extrémité nord de l’Inde, le gouvernement indien fasciste de Narendra Modi est dans la panique pour renforcer sa flotte aérienne trop ancienne. Le conflit qui a commencé en début mai est en lente phase de désescalade mutuelle, mais il est toujours probable que la Chine va bénéficier d’un gain net de territoire même en retirant ses troupes. De plus, la Chine a réussi à envoyer un message important à son bloc impérialiste rival mené par les États-Unis. Le social-impérialisme chinois a démontré qu’il connaît les faiblesses de son ennemi et est absolument prêt à les exploiter réellement.

En tant que pays impérialiste, la Chine a la capacité économique, industrielle et technologique de fournir son propre équipement militaire pour son armée et ses alliés. L’importance et la croissance du budget militaire de la Chine font même trembler le géant impérialiste historique de l’orient : le Japon. Pour l’Inde, un pays semi-féodal en plein processus de fascisation violente et frappé durement par la COVID-19, le social-impérialisme chinois représente un adversaire imbattable. En 2020, la Chine a augmenté son budget militaire par 11 milliards de dollars pour monter à 178,2 milliards de dollars. Le budget militaire indien a monté à seulement 65,86 milliards de dollars pour 2020. En cas de guerre entre les deux pays, la Chine aurait un avantage encore plus important à cause de son alliance stratégique avec le Pakistan. La Chine domine le Pakistan économiquement et a déjà permis à son régime militaire de produire le JF-17 Thunder, un avion-multirôle efficace basé sur des technologies chinoises, incluant des technologies provenant du Chengdu J-20, un des avions de chasse les plus avancés au monde. Contre la Force aérienne de l’armée populaire de libération, renforcée par les Forces aériennes pakistanaises, la Force aérienne indienne perdrait. Dans le cas d’une guerre sino-indienne le long de la frontière himalayenne, la supériorité aérienne serait un facteur décisif. Le seul avantage important de l’Inde est un réseau de bases aériennes beaucoup plus développé près de la zone frontalière.

En réponse à ce scénario, l’Inde a besoin de moderniser sa flotte aérienne rapidement, notamment pour remplacer les obsolètes MiG-21, mis en service en 1960. Déjà en 2001, l’Inde a lancé la compétition Medium Multi-Role Combat Aircraft pour décider quelle compagnie va fournir l’État avec 126 avions-multirôle. Le constructeur aéronautique français Dassault a gagné la compétition avec le Rafale, mais l’entente n’a finalement pas abouti. Depuis la confrontation militaire à la LAC, l’Inde s’est recentrée de manière urgente sur l’acquisition de nouveaux avions de guerre. Vers le début du mois de juillet, la livraison d’entre quatre et six Rafales partant d’Istres et commandée avant le conflit a été confirmée  pour arriver en Inde le 27 juillet. L’Inde ne doit pas attendre aussi long qu’initialement prévu pour les utiliser en combat réel, puisque la France a accepté de déplacer la livraison des deux types de missiles à longue portée destinées à L’Armée de l’air vers la commande indienne. Dans la même période, l’Inde a approuvé de se procurer 21 MiG-29 de Russie. De plus, une trentaine de Su-30 MKI seront produites sous licence en Inde et 71 autres avions russes modernes dans la Force aérienne indienne seront améliorés. Toutefois, l’Inde aurait besoin de beaucoup plus d’avions pour avoir un avantage sur la flotte aérienne chinoise.

Cela met en évidence la course aux armements sans fin qui caractérise le capitalisme dans son stade final : l’impérialisme. Il n’y a pas que la guerre constante oscillante entre phases de paix relative et  guerres mondiales, mais aussi le parasitisme des armés au service  de l’impérialisme qui sert à appauvrir et tuer le peuple. Dans l’ère numérique des armes de haute technologie et la compétition rapide entre producteurs d’armes, cet effet parasitaire devient constamment plus fort. Le coût minimal d’un seule Rafale est de 68 millions d’euros. Cependant, en Inde, 60 % de la population vit avec moins de 0,87 € par jour, ce qui représente 812 millions de personnes. Ce pourcentage monte énormément avec les effets de la COVID-19, mais au lieu de véritablement aider le peuple, l’État indien dépense pour acheter des avions de guerres ce qui sert principalement à renforcer l’impérialisme étatsunien en Asie du Sud. Si l’intérêt était réellement de protéger le peuple, l’État investirait dans la santé publique et aussi la sécurité sociale pour les chômeurs, qui se multiplient en conséquence du COVID-19. Par ce fait, il est évident que l’État n’est pas du tout au service du peuple, mais surtout au service de l’impérialisme étranger.

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