Biélorussie : le mouvement populaire, la bourgeoisie, et les impérialistes.



Depuis plusieurs semaines, dans le cadre des élections présidentielles biélorusses, un mouvement populaire massif a pris la rue pour demander le départ du président sortant, Alexandre Loukachenko, candidat à un sixième mandat. Après des années de répression de l’opposition, il semblerait que la gestion catastrophique de la crise du Coronavirus ai fini par enflammer la plaine. Le peuple biélorusse lutte aujourd’hui pour son émancipation, contre un président bureaucrate servant les intérêts russes.

Cependant, comme ça a été le cas systématiquement dans les mouvements sociaux post-chute de l’URSS, les impérialistes occidentaux voient dans cette révolte l’occasion d’avancer leurs pions, et de gagner du terrain face à l’impérialisme russe. Comme en Ukraine, la révolte légitime d’un peuple face à sa bourgeoisie compradore est parasitée par les forces impérialistes. D’un coté, l’Union Européenne des impérialistes met en place des sanctions contre le régime de Loukachenko, dont les principales victimes seront les masses biélorusses elles même, et dénonce la répression violente des manifestations en toute hypocrisie. La candidate d’opposition Svetlana Tsikhanouskaya ayant remportée 10% des voix, est soutenue par les gouvernements occidentaux, qui voient en elle et ses soutiens (parmi lesquels, principalement, l’opportuniste Valery Tsepkalo, et le banquier Viktar Babaryka) une occasion d’ouvrir le marché biélorusse à la voracité des bourgeois d’Europe de l’Ouest. De l’autre coté, la Russie de Vladimir Poutine soutient Lukachenko, le fourni en armes et équipements répressifs, et envisage de déployer ses forces armées en Biélorussie pour mettre fin à la révolte du peuple. Comme en Ukraine, les mouvements néo-fascistes soutiennent l’impérialisme occidental, ce qui laisse entrevoir une dégénérescence du conflit comme on a pu le voir au Donbass, où l’armée russe affronte des milices paramilitaires néo-nazies armées et formées par les USA, le Canada, et Israël.

Comme en Ukraine, la libération du peuple biélorusse ne viendra pas par les sanctions européennes ou les tanks russes. Elle viendra du mouvement révolutionnaire des masses, à l’avant garde desquels un parti communiste, seule solution pour vaincre l’impérialisme. Notre rôle, en tant que révolutionnaires, est de soutenir les masse biélorusses dans leur révolte légitime, et de dénoncer les impérialistes, en particulier ceux de nos pays, qui tenteraient de la parasiter.

Nous, révolutionnaires sérieux, devont lutter contre les révisionnistes campistes qui idéalisent le régime de Loukachenko, et contre les opportunistes petits-bourgeois qui ont vite fait de choisir le camps occidental, plus “démocratique”.

Les masses biélorusses ont raison de se révolter !
L’impérialisme yankee, à bas !
L’impérialisme européen, à bas !
L’impérialisme russe, à bas !
Loukachenko et sa bureaucratie vendue, à bas !

2 thoughts on “Biélorussie : le mouvement populaire, la bourgeoisie, et les impérialistes.”

  1. D. Vanhove dit :

    Pffttt… votre analyse est (une nlle fois!) d’une pauvreté affligeante… ce coup-ci, je vous supprime de mes adresses de préférence… ciao !

    1. admin dit :

      Le peuple Biélorusse ne subit ni l’impérialisme Russe ni l’opression de sa propre bourgeoisie compradore. Dans ce petit paradis, il n’y a pas d’opression. La résistance est donc injustifiée, voir forcément manipulée par l’extérieure…

      Juste ?

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