Les anti masques : la petite bourgeoisie réactionnaire à l’offensive

Pour ceux qui ont pû partir en vacances, où dans les reportages télévisés, on l’a bien vu : la petite bourgeoisie, les petits patrons de la restauration, n’aiment pas le masque. Même devant les caméras, nombreux sont ceux qui le portent sous le nez, voir sur le menton, le rendant totalement inutile. Ce sont les mêmes qui, d’un autre coté, sont les plus touchés par les conséquences de l’épidémie et des fermetures de lieux publics.
C’est, en effet, principalement la petite bourgeoisie qui est anti-masque. Une étude de la fondation Jean Jaurès, pourtant prompte à allumer la soit disant « bêtise conspirationniste » des masses populaires, l’affirme : c’est la petite bourgeoisie qui est « anti-masque ». Dans le sondage réalisé, seul 23% des sondés sont ouvriers ou employés, (50% dans la population totale) contre 36% de cadres et catégories supérieures, alors qu’ils sont seulement 18% dans la population. Les artisans et commerçants représentent 16% du total, contre 7% dans la population. Et les ouvriers, seulement 7%, contre 21%.
C’est simple : la petite bourgeoisie est enfermée dans le mythe de sa petite propriété, dans laquelle elle ne veut absolument aucune contrainte. Elle n’a pas la puissance financière de la bourgeoisie et se raccroche donc à sa propriété. Cette propriété mesquine, les positions de pouvoir relatif dans les entreprises lui apprennent à ne pas avoir de contraintes, à être individualiste, à se ficher des conséquences de ses actes, à beaucoup donner son avis.
Au contraire, dans les milieux prolétaires, on apprend la responsabilité face au collectif. Le travail habitue à la discipline et à l’effort collectif. Les quartiers populaires sont bien plus touchés par l’épidémie ; et le masque est souvent une contrainte financière (pour une protection adéquate, il faut compter au minimum 30€ par personne du foyer, une hausse de budget conséquente). Si il y a une défiance légitime envers l’état dans les milieux prolétaires et une méfiance légitime envers les thèses officielles, il y a un minimum de bon sens et d’esprit collectif. Le contraire de cette petite bourgeoisie réactionnaire, qui veut soigner les ouvriers à l’hydroxyclorochine, refuse le confinement, bref, veut faire tourner la production de marchandises quel qu’en soit le coût humain.

Le prolétariat n’a d’autre choix que d’être responsable face à l’épidémie. La petite bourgeoisie, elle, essaye de mobiliser le peuple pour sauver un libéralisme destructeur qui se transforme, petit à petit, en fascisme.

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