Tribune des lecteurs : arborer l’optimisme et déborder d’enthousiasme



Billet d’humeur d’un camarade du Front Uni

Qu’est-ce qu’être communiste aujourd’hui ? Loin de vouloir faire une analyse détaillée et concise de cette question, nous pouvons affirmer qu’être communiste aujourd’hui, c’est se former aux conditions de la libération du prolétariat, pour reprendre Engels et se battre à ses côtés pour faire tomber le système capitaliste et par la suite instaurer un régime socialiste, ouvrant la voie au communisme.

Loin de ces déclarations pouvant paraitre pompeuses, être communiste, c’est plus simplement croire en un monde meilleur débarrassé du capitalisme, de ses vices et de l’exploitation du prolétariat et se battre pour son avènement ! Une fois ce constat de base effectué, que tout militant.e ou toute personne un tant soit peu intéressé par le communisme connaît, il convient de se poser les bonnes questions et de tenter de corriger les erreurs commises par bon nombres de camarades.

Il me semble important qu’une remise en question générale de tous les camarades soit effectuée, car comme nous l’a appris le président Mao, la critique et l’auto critique sont d’une importance capitale pour garder une ligne juste.

Il parait inconcevable d’entendre et de voir des camarades refuser de militer pendant des périodes plus ou moins longues pour des raisons frivoles tels que la fatigue ou par « manque de temps ». Cette vision petite-bourgeoise du militantisme doit être combattue à tout prix. En effet, personne n’est forcé de militer tous les jours pour notre cause mais il convient de conserver un minimum de décence par rapport aux intérêts de notre classe, le prolétariat ! Comment d’un point de vue moral, pouvons-nous nous refuser à nous donner corps et âme pour une cause tellement noble et supérieure à nos vies ! Comment se dire communiste et refuser de sacrifier des heures, des jours ou des semaines de nos vies quand nos camarades prolétaires connaissent le dur joug du capitalisme depuis des dizaines d’année, quand certains de nos camarades sont morts, tués par la police aux ordres de la bourgeoisie ou par des fascistes, pour avoir revendiqué leur juste droit à une vie digne, ou que d’autres ont enduré des dizaines d’années de prison en gardant la tête haute, une confiance et une foi absolue dans le prolétariat et ses défenseurs, comme notre camarade Georges Abdallah ou le président Gonzalo pour ne citer qu’eux !

Il parait également important de combattre la résignation, tant celle touchant nos camarades militants que celle de nos camarades prolétaires. Qu’il est désolant d’entendre des ouvriers et ouvrières se contenter d’une rémunération minimum et de conditions parfois intolérables sans lutter, sous prétexte que l’ambiance est bonne dans l’usine et que ce n’est pas le cas partout, par exemple.

Il convient de corriger rapidement ces erreurs et de combattre férocement l’individualisme ou la résignation car comme l’a dit Lénine « là ou il y une volonté, il y a un chemin ». A nous de tracer la voie grâce à l’idéologie et la pratique aux cotés des masses, pour arriver à nos objectifs, en nous rappelant comme nous l’a maintes fois prouvé l’histoire que les masses unies et conscientes sont le véritable moteur du changement de l’Histoire et qu’une fois armées d’un parti et de l’idéologie, elles peuvent déplacer des montagnes et radicalement changer le cours de l’Histoire. Mais pour ce faire, il est nécessaire, voire primordial que notre front communiste soit composé d’individus  prêt à tout pour vaincre et non de camarades résignés et/ou égoïstes.

Camarade militant, ouvrier, syndiqué, prolétaire… l’heure n’est plus à la résignation, à l’individualisme ou à l’égoïsme. Une nouvelle période s’annonçant fructueuse pour le prolétariat s’ouvre, à nous de la développer, de se battre pour, afin de faire grandir les espérances et les germes d’une société meilleure… la société socialiste !

Comme l’a justement dit le parti communiste du Pérou lors de la IIème Session plénière du Comité Central en 1980 :

« Trempons nos âmes dans la révolution, ce sont les seules flammes capables de nous forger. Nous avons besoin d’un optimisme élevé, qui a une raison d’être : nous sommes ceux qui conduisent ceux qui façonnent l’avenir, nous sommes des guides, l’état-major du triomphe invincible de la classe, pour cette raison nous sommes optimistes » !!

Vive la lutte du prolétariat, qu’elle soit optimiste, enthousiaste et fructueuse !!

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