L’édito de février/mars : “nous organiser, voilà le mot d’ordre !”

L’édito de février/mars : “nous organiser, voilà le mot d’ordre !”

Nous organiser, voilà le mot d’ordre que nous devons diffuser dans les larges masses de notre pays. La crise générale du système économique et social a atomisé le prolétariat. La conscience de classe s’est dissoute sous l’action du marché, mais aussi et principalement sous l’action de ceux qui ont trahi les intérêts de la classe.

La machine étatique et l’oligarchie capitaliste sont organisées pour maintenir l’ordre et défendre les intérêts des boursicoteurs et autres monopolistes. C’est-à-dire, organisées pour continuer à sucer notre sang et notre sueur. En face, le travailleur exploité, le chômeur longue durée, la mère seule pressurée, l’immigré invisible, l’adolescent isolé se retrouvent éclatés et seuls face à ce qui peut paraître l’œuvre du destin ou de la fatalité.

Ce n’est pas un petit groupe d’activistes et encore moins quelques vieux routiers de la politique populiste et opportuniste qui font l’Histoire, mais les masses. Seules les masses font l’Histoire. Il n’y aura pas de changement sans nous tous. Nous ne parlons pas d’un nous tous vague, sans consistance, spontané, mais bien d’un nous tous organisé qui sait pourquoi il lutte et vers où il doit lutter. Un nous tous qui, avant tout, a un contenu de classe.

Mais alors, que faire ? pour paraphraser le grand Lénine. Comment nous lier avec les masses ?

Commençons par voir où nous devons agir, où se trouve le prolétariat, où est la classe. Où est le prolétariat si ce n’est sur les lieux de travail et dans les quartiers populaires ? Principalement dans les quartiers populaires, à l’heure où le turn-over est devenu la norme. À partir de là, et à travers des comités prolétariens – qui prennent la forme de groupes de personnes qui s’organisent -, nous devons, par tous les moyens à notre disposition, aller à la rencontre des masses. Aujourd’hui, en période de crise aigüe, de dislocation sociale, la rencontre doit se faire par des gestes simples de solidarité et d’entraide. Distribution de nourriture et de biens de première nécessité, mais aussi activités populaires, comme le sport, les activités culturelles en tout genre : tout est bon pour que le nous tous se forme petit à petit. À travers cela, il faut enquêter et savoir ce dont ont besoin les masses, afin de nous organiser pour répondre à nos problèmes. Chaque acte de ce long chemin doit être l’occasion de politiser les masses. Mais elle doivent arriver par elles-mêmes à la nécessité du grand changement révolutionnaire pour régler tous leurs problèmes. C’est- à-dire que la politisation ne doit passer que par une explication en profondeur des problèmes qu’elles connaissent déjà quotidiennement.

C’est le premier pas à accomplir, c’est le premier devoir d’un révolutionnaire, d’un activiste sincère. Servir le peuple doit être le mot d’ordre de ces comités prolétariens. Servir le peuple de tout notre cœur et de toute notre détermination, afin de nous lier aux masses pour préparer le grand bouleversement.

– La rédaction de La Cause du Peuple

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *