Nouveau Président, même impérialisme : Joe Biden bombarde la Syrie

Nouveau Président, même impérialisme : Joe Biden bombarde la Syrie

Ce jeudi 25 février, l’armée impérialiste états-unienne a bombardé la Syrie, et plus précisément des positions pro-iraniennes dans le pays, faisant au moins 17 morts. Il s’agit de la première opération militaire de l’administration Biden, à peine un mois après l’investiture du nouveau Président états-unien. Ces frappes militaires nous démontrent ce que nous savions déjà : si les États-Unis ont un nouveau Président, leur impérialisme reste le même.

Depuis plusieurs décennies maintenant, les États-Unis font la pluie et le beau temps au Moyen-Orient, au grand désarroi des populations locales qui vivent au rythme des bombardements états-uniens. Le peuple irakien a subi dans sa chair la violence de l’impérialisme états-unien, avec plusieurs centaines de milliers de civils massacrés par l’armée terroriste états-unienne entre 2003 et 2011. Les peuples afghans et pakistanais ont connu un sort similaire, avec des dizaines de milliers de morts civils sous les bombes états-uniennes.

Systématiquement, les États-Unis prétendent agir au nom de « la démocratie » ou « des droits de l’Homme ». Mais il s’agit là de mensonges. On ne fait pas pleuvoir des milliers de bombes sur des civils au nom des droits de l’Homme. On n’organise pas des coups d’État au nom de la démocratie. On ne met pas en place des gouvernements fantoches au nom des droits des peuples. Si les États-Unis agissent militairement au Moyen-Orient, c’est en premier lieu pour leurs intérêts stratégiques, à savoir les intérêts de la bourgeoisie monopoliste états-unienne qui cherche à mettre la main sur des matières premières et des marchés partout dans le monde.

Comment pourrait-il en être autrement ? Les États-Unis sont la principale puissance impérialiste dans le monde. Ils sont aussi les plus grands criminels de l’histoire, un pays qui depuis son important développement au cours du 19ème siècle n’a cessé d’être un temple du capitalisme, de l’exploitation la plus violente du prolétariat, mais aussi de l’impérialisme, du pillage de ressources dans d’autres pays, des sales guerres et des coups d’État. Les États-Unis sont les ennemis des peuple partout à travers le monde. Et quand nous disons « les États-Unis », nous ne parlons évidemment pas des masses populaires états-uniennes, des dizaines de millions de prolétaires du pays, mais bien de l’État, du gouvernement, des institutions et de la bourgeoisie impérialiste états-unienne. Ces gens là, ces institutions, sont les principaux ennemis de tous les peuples du monde.

Depuis plusieurs années, les États-Unis participent activement à la guerre en Syrie, en soutenant militairement « l’armée libre syrienne » (composée principalement de groupes djihadistes), en bombardant l’État islamique et en soutenant également les « forces démocratiques syriennes », des organisations militaires pro-kurdes qui sont dans le pays le relais de l’impérialisme états-unien. Il faut dire qu’en Syrie, mais aussi en Irak, c’est bien un conflit inter-impérialiste qui se joue : les États-Unis et la Russie s’opposent, la Russie soutient le gouvernement de Bachar El Assad, car il est un larbin de Poutine, un Président compradore au service de l’impérialisme russe. Les États-Unis, quant à eux, cherchent à faire tomber le régime syrien pour mettre en place un régime plus favorable à l’impérialisme états-unien. Comme pour tous les conflits de ce type, il s’agit donc tout simplement d’une guerre de redéfinition des zones d’influence impérialiste dans laquelle chaque grande puissance cherche à placer ses pions, au détriment des populations locales, prises entre différents feux : ceux de la Russie, ceux des États-Unis et ceux de l’État islamique notamment.

Il y a un an, lorsque Donald Trump avait fait assassiner Qassem Soleimani, un influent général iranien, Joe Biden avait déclaré que Donald Trump n’avait aucune légitimité pour embarquer les États-Unis dans une guerre contre l’Iran. Aujourd’hui, en frappant militairement des positions pro-iraniennes, Joe Biden prouve que tout cela n’était que des mots, et qu’il est bel et bien le Président de l’impérialisme états-unien. Nous pourrions même dire qu’avec cette première opération militaire, Joe Biden a réellement inauguré son mandat de Président de la principale puissance impérialiste mondiale.

Ainsi, si Joe Biden s’est fait élire en se faisant passer pour un Président progressiste, antiraciste, pro LBGTI et féministe, il prouve que tout cela n’est que de la poudre aux yeux, il prouve qu’il est un Président aussi réactionnaire que les autres, un réel chef de l’impérialisme, au service de la bourgeoisie états-unienne. Ces positions pseudo-progressistes ne servent en effet qu’à masquer la réelle nature de l’impérialisme états-unien. Les peuples du Moyen-Orient, eux, n’en ont rien à faire de savoir si les bombes qui leur tombent dessus sont peintes avec des drapeaux art-en-ciel ou non.

Alors, quand les révolutionnaires états-uniens disent « New President, Same Imperialism », ils ont totalement raison, et doivent être soutenus dans leur lutte par tous les peuples du monde, car tous les peuples du monde ont intérêt à voir s’écrouler l’infâme impérialisme états-unien.

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