Brésil : les paysans en lutte repoussent les attaques de la police militaire contre leur camps !

Brésil : les paysans en lutte repoussent les attaques de la police militaire contre leur camps !

Dans la nuit du mercredi 31 mars au jeudi 1er avril, 25 véhicules des forces de répression brésiliennes ont attaqué le camps Manoel Ribeiro, dans l’État de Rondônia, dans l’ouest du Brésil.

Ce camps occupé est dirigé par la Ligue des Paysans Pauvres (LCP) qui lutte pour une révolution agraire au Brésil. Les terres sur lesquelles se trouve le campement appartiennent au Latifundium ou à l’État et son souvent sous exploitées ou dédiées au bétail. Le latifundium, c’est la très grande propriété exploitant la terre à des seules fin exportatrices. Ce système sous exploite la terre mais par contre sur-exploite les paysans. Il laisse de plus une masse énorme de familles sans accès à la terre, qui vont très souvent s’entasser dans les favelas dans les périphéries des immenses métropoles.

Cependant, les paysans pauvres, avec une combativité exemplaire, ont repris le contrôle de ces terres en expulsant les exploiteurs. Ces derniers mois, la lutte des paysans sans terre et/ou pauvres a pris de plus en plus d’ampleur, à tel point que le vieil État réactionnaire brésilien a décidé de mener de nombreuses attaques pour tenter de contenir le mouvement. À chaque fois, ces attaques ont été repoussées héroïquement par les paysans.

Dans la nuit du 31 mars au 1er avril, c’est donc avec des grenades lacrymogènes et des balles de LBD que les forces de répression brésiliennes ont tenté d’expulser les paysans révolutionnaires de leur camps. Les affrontements ont duré toute la nuit et les paysans ne se sont pas laissés faire : ils ont riposté, brandissant haut le drapeau rouge de la révolution, et ont forcé la police militaire à faire demi-tour.

Ce n’est pas la première fois que ce campement est attaqué : le 22 janvier, les forces réactionnaires avaient déjà tenté d’expulser les paysans, sans succès. En repoussant deux assauts successifs, les paysans révolutionnaires ont prouvé qu’ils sont prêts à défendre leurs terres coûte que coûte. Au cours de l’opération, deux paysans ont été arrêtés et battus par la police militaire. Loin d’entraver la détermination des paysans, cela renforce leur conviction dans la nécessité d’une révolution agraire, pour construire un nouveau brésil émancipé.

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