Brésil : poème pour la lutte des paysans révolutionnaires

Brésil : poème pour la lutte des paysans révolutionnaires

Le poème suivant parle de la lutte des paysans pauvres au Brésil. En effet depuis plusieurs mois, les paysans menés par la Ligue des Paysans Pauvres (LCP en portugais) ont lutté contre l’encerclement du camp Manoel Ribeiro. Ce camp réunissait des familles paysannes qui ont repris le contrôle de terres et de fermes dans l’État de Rondônia. Pendant des mois, il a été menacé par la présence de miliciens et mercenaires armés envoyés par l’État réactionnaire brésilien pour écraser toute résistance. Mais les paysans ne se sont pas laissés faire ! Le 28 mai, le journal A Nova Democracia nous a appris que le camp avait été évacué par les paysans, déjouant les plans de l’État qui souhaitait un massacre. Une banderole a été laissée sur place, sur laquelle on pouvait lire : “Nous reviendrons plus forts et mieux préparés !”. Ce poème en français célèbre la lutte des paysans du Brésil pour leur terre et pour la révolution agraire. Il rend hommage à Zé Bentão, l’un des fondateurs de la LCP en Rondônia, qui composait aussi des chansons.

Comme le dit la chanson, en hommage à Zé Bentão

La tyrannie fond au soleil
Des fourches qui s’élèvent,
Fortes légions vermeilles
Qui réveillent le rêve
D’une vie sans misère ;
La terre aux paysans,
Virons les latifundiaires
Qui nous sucent le sang.

Comme le dit la chanson :

Deixa este povo passar
Com a bandeira da Revolução,
Pois a vitória será nossa com certeza,
Com a Aliança Operário-Camponesa.
(Laissez passer ce peuple,
Avec le drapeau de la Révolution,
Car la victoire sera à coup sûr nôtre,
Avec l’Alliance ouvrière-paysanne.)

Là sont assemblées les familles
Que les vautours croient effrayer
Pendant que les grenades brillent
Le ciel des paysans est éclairé
À Santa Elina déjà on se battait
Pour que le Camp Manoel Ribeiro
Se lève et entende chanter
Les cris de joie jusqu’à Rio.

Comme le dit la chanson :

Deixa este povo passar
Com a bandeira da Revolução,
Pois a vitória será nossa com certeza,
Com a Aliança Operário-Camponesa.
(Laissez passer ce peuple,
Avec le drapeau de la Révolution,
Car la victoire sera à coup sûr nôtre,
Avec l’Alliance ouvrière-paysanne.)

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