Éditorial Janvier : La politique guerrière de la bourgeoisie

Éditorial Janvier : La politique guerrière de la bourgeoisie

On aurait pu croire que la pandémie ferait baisser les budgets des armées. C’est tout l’inverse qui s’est produit. Un boom des dépenses militaires s’est produit partout dans le monde, ce qui était inédit depuis la crise économique et financière de 2009. Pour la première fois, les dépenses militaires mondiales s’élèvent à près de 2 000 milliards de dollars, le double de ce qu’elles représentaient il y a seulement vingt ans.

Comment expliquer ce poids de la question militaire sur nos sociétés ? Malgré la part considérable de l’impérialisme étatsunien, la France a bien sa place dans cette dynamique. Depuis le quinquennat de Macron, le budget des armées a augmenté en flèche. Les conflits et oppositions se multiplient. Les politiques bourgeois de tous bords nous poussent à la guerre.

Ce boom est le résultat de la crise générale de l’impérialisme que nous traversons. Si nous vivions dans un monde qui ne connaissait pas de crises, alors les États n’auraient pas besoin de machines de guerre si énormes prêtes à dévaster des continents entiers et leur population avec. S’ils ont autant d’armes, autant de soldats, ce n’est pas pour nous défendre, c’est pour défendre un ordre social en péril, qui s’écroule. C’est un signe de la faiblesse des impérialistes : ils ne sont que des colosses aux pieds d’argile. Tout leur armement, tout leur équipement, les bombes, les appareils, les fusils, tout cela n’a qu’un seul objectif : leur donner l’avantage dans un conflit à venir afin de se maintenir.

Voilà pourquoi les budgets ne baissent pas malgré la pire pandémie jamais connue dans le monde. Chaque année, les grandes puissances dépensent en armes des sommes qui seraient plusieurs fois suffisantes pour éradiquer la faim dans le monde, la mortalité infantile évitable, ou encore les maladies épidémiques les plus faciles à combattre. À première vue, la guerre est destructrice, bien moins propice pour l’économie que la paix. Mais pour les puissances impérialistes, la guerre finit par rapporter : elle est bénéfique pour l’industrie de l’armement, elle relance les économies nationales, elle permet de conquérir les marchés de ses ennemis, qu’on élimine par la force. Pour le reste du monde, elle signifie la désolation et la misère. C’est un système qui marche sur sa tête, inhumain.

Il faut s’en débarrasser de manière urgente, surtout qu’il nous prépare à de futurs conflits de grande ampleur. Dans ce numéro dédié à la question militaire dans l’actualité, vous trouverez des articles sur la manière dont la France prépare la guerre impérialiste, l’industrie de la défense, mais aussi la résistance qu’il est possible et nécessaire d’organiser pour mettre à bas ces plans ici et ailleurs dans le monde.

La guerre injuste et le désastre environnemental ne sont pas notre avenir. Personne, parmi les milliards de personnes qui composent le prolétariat international et les masses, n’y a intérêt. Nous ne voulons ni la guerre entre les peuples ni la dévastation. Les seuls qui peuvent se permettre ces désastres sont nos ennemis : les impérialistes, la bourgeoisie. Notre puissance est énorme, car nous partageons les intérêts de la vaste majorité de la population mondiale, et nous sommes la seule force capable de conjurer les plans de nos ennemis. C’est pour cette raison que nous sommes optimistes. Car si l’Histoire nous a enseigné une leçon, c’est que le seul langage que comprennent nos ennemis, c’est celui de la révolution.

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