La guerre populaire, seul moyen de conjurer les guerres impérialistes

La guerre populaire, seul moyen de conjurer les guerres impérialistes

Face aux guerres de l’impérialisme, aux guerres injustes, menées pour le compte des monopoles, d’une oligarchie financière, certains pourraient répondre que la solution pour faire cesser les guerres dans le monde ne peut être d’autres guerres. Ce genre de réponse n’est pas basé sur une analyse scientifique, marxiste, donc marxiste-léniniste-maoïste, de ce qu’est l’impérialisme et donc la possibilité matérielle de conjurer toutes les guerres par le prolétariat international, qui doit pour se faire prendre les armes, avec comme « arme » première la science révolutionnaire incarnée dans un Parti communiste militarisé. Car oui, il ne saurait en être autrement pour un Parti communiste digne de ce nom, un parti marxiste-léniniste-maoïste, assumant la tâche inscrite dans son nom, celle de concrétiser la voie vers le communisme, un parti construit pour la Guerre populaire. C’est pourquoi aujourd’hui en France, comme dans la majorité du monde où aucune Guerre populaire ne s’y déroule à l’exception des Philippines, de l’Inde, de la Turquie et du Pérou, on ne peut décemment se proclamer révolutionnaire sans avoir comme objectif premier la constitution ou la reconstitution d’un Parti communiste luttant en dehors de lui comme en son sein pour la perspective de la Guerre populaire et donc pour la militarisation du Parti de notre classe, le prolétariat. La lutte contre le révisionnisme, la révision du marxisme, les conceptions non scientifiques et fausses en somme, est alors primordiale, qu’elles soient incarnées par le soi-disant P « C » F ou tous les autres partis d’extrême gauche embourbés dans le crétinisme électoraliste empoisonnant la combativité des prolétaires et renforçant les institutions bourgeoises, clamant le réformisme ou la propagande de la révolution dans notre contexte par les urnes avec une accumulation pacifique de forces (qu’on ne voit pas) et à la clé une insurrection qui tombera d’on ne sait quel ciel. La lutte pour la Guerre populaire prolongée en France, le marxisme-léninisme-maoïsme, nous permettra de tracer la ligne de démarcation entre véritables révolutionnaires et opportunistes.

L’inévitabilité du communisme, l’inévitabilité du triomphe de la Guerre populaire, deux vérités scientifiques

Les Guerres populaires face aux guerres impérialistes pour les conjurer et marcher vers le radieux communisme, « Guerre populaire jusqu’au communisme », est en fait la transposition et le développement politico-militaire d’un des points clés de ce qu’a mis en évidence Karl Marx au sujet de la lutte de classe, à savoir qu’à l’époque du capitalisme, le prolétariat est la classe révolutionnaire qui renversera violemment (et l’a déjà plus d’une fois !) la classe bourgeoise pourrie au pouvoir pour établir son pouvoir à lui, et avancer vers la société sans classes : le communisme. Nous voulons la guerre révolutionnaire contre les guerres injustes, la répression et l’exploitation afin d’établir notre pouvoir et préparer l’avènement du communisme mondial dans lequel les guerres n’auront plus de raison d’être. De la même façon, nous voulons destituer le pouvoir d’État de la bourgeoisie pour construire un État socialiste afin d’utiliser tous les moyens nécessaires contre la bourgeoisie renversée et ses tentatives désespérées de reprendre le pouvoir, ainsi que contre la bourgeoisie des autres pays désireuse d’intervenir contre l’État socialiste. Tout cela dans le but de faire disparaître l’existence des classes sociales — bourgeoisie comme prolétariat, c’est une unité — et donc pour le communisme.

Pourquoi cela est-il non seulement permis, mais inévitable ? Car pour la première fois dans l’Histoire humaine depuis l’apparition de la société de classe, notre époque, celle du capitalisme, de surcroît monopolistique donc impérialiste, voit apparaître comme classe travailleuse le prolétariat, une classe qui « n’a rien à perdre que ses chaînes » comme l’écrivaient Karl Marx et Friedrich Engels. C’est-à-dire que contrairement à toutes les classes opprimées ayant existé dans les époques et les modes de production précédents (esclavagisme, féodalisme), le prolétariat n’a absolument aucune base matérielle pour exploiter une autre classe. L’existence du prolétaire n’est basée sur aucune sorte d’exploitation de classe. La contradiction fondamentale du capitalisme, c’est l’existence d’une unité des contraires entre d’un côté le travail socialisé, de l’autre l’appropriation privée des fruits de ce travail accumulés en capital. « La contradiction entre production sociale et appropriation capitaliste se manifeste comme l’antagonisme du prolétariat et de la bourgeoisie » écrivait Engels. En effet, le travail socialisé, aujourd’hui hégémonique dans le monde entier (!) à notre époque où justement le capitalisme s’est étendu sur toute la surface du globe, est caractéristique du prolétariat. Son parasitisme, le vol de son travail, est caractéristique de la bourgeoisie. Or, lorsque nous comprenons véritablement le caractère scientifique du marxisme-léninisme-maoïsme et la méthode fondamentale du matérialisme dialectique sur laquelle elle repose et dont Karl Marx a été le premier à l’avoir découvert et appliqué, nous comprenons que dans la réalité, tout est mouvement permanent et tout phénomène est constitué d’unités de deux contraires, la supériorité d’un contraire étant toujours relative et finissant par être totalement renversée par l’autre contraire pour aboutir à la constitution d’une nouvelle unité composée de deux nouveaux contraires. Ainsi fonctionne l’Univers tout entier, et la politique, l’Histoire, l’économie ou la sociologie ne peuvent y échapper. Le capitalisme n’est pas la fin de l’Histoire, au grand dam de la bourgeoisie. Le Président Mao expliquait bien dans De la contradiction le matérialisme dialectique, ainsi que son caractère de classe et la tâche des révolutionnaires :

« L’unité ou l’identité des aspects contradictoires d’un phénomène existant objectivement n’est jamais morte, pétrifiée, mais au contraire vivante, conditionnée, mobile, temporaire, relative : tous les contraires, dans des conditions déterminées, se convertissent l’un en l’autre ; et le reflet de cette situation dans la pensée humaine constitue la conception marxiste, matérialiste dialectique, du monde. Seules les classes dominantes réactionnaires qui existent actuellement ou qui ont existé autrefois, ainsi que la métaphysique qui se trouve à leur service, considèrent les contraires, non comme vivants, conditionnés, mobiles, se convertissant l’un en l’autre, mais comme morts, pétrifiées ; elles propagent partout cette conception fausse et abusent les masses populaires afin de prolonger leur propre domination. La tâche des communistes, c’est de dénoncer les idées néfastes des réactionnaires et des métaphysiciens, de propager la dialectique inhérente aux choses et aux phénomènes, de contribuer à la transformation d’un phénomène en un autre phénomène nouveau afin d’atteindre les objectifs de la révolution ».

Enfants péruviens devant une inscription “Vive la guerre populaire !”

L’impérialisme, c’est la veille de la révolution socialiste prolétarienne dans le monde entier

Comprendre théoriquement le matérialisme dialectique ne suffit pas pour s’assimiler le marxisme-léninisme-maoïsme et avec, cette vérité que le prolétariat abolira toutes les classes, que la Guerre populaire conjurera toutes les guerres. Il faut encore comprendre plus en détail les lois sous-jacentes à la lutte entre prolétariat et bourgeoisie pour en être convaincu. « L’impérialisme, c’est la veille de la révolution socialiste prolétarienne » écrivait Lénine :

« Dans l’Histoire, quand un type de rapports de production est dans son étape montante, les forces productives se développent rapidement et considérablement. Et quand un type de rapports de production est dans son étape descendante, son pourrissement restreint le développement des forces productives. Avant la moitié du XIXe siècle, le capitalisme était dans sa phase ascendante. À cette époque, les rapports de production capitalistes accéléraient le développement de la production et de la technique. Marx et Engels indiquent dans le Manifeste du Parti communiste : “La bourgeoisie, au cours de sa domination de classe à peine séculaire, a créé des forces productives plus nombreuses et plus colossales que ne l’avaient fait toutes les générations passées prises ensemble.” Mais à l’étape impérialiste, c’est tout le contraire qui se produit : la tendance à la stagnation du développement de la production et de la technique a fait son apparition. Cela démontre que loin de stimuler la production, les rapports de production capitalistes lui font obstacle. Ces rapports de production sont déjà entrés dans leur stade décadent et pourrissant. C’est pourquoi la tendance à la stagnation du développement de la production et de la technique, c’est la preuve de la nature pourrissante et moribonde du système capitaliste ». – Traité élémentaire sur « L’impérialisme, stade suprême du capitalisme », Éditions en langues étrangères de Pékin, 1976

La tendance à la stagnation de la production et de la technique, c’est la manifestation la plus importante, de la nature parasitaire et pourrissante de l’impérialisme, qu’il est au bord du gouffre, qu’il est bien « la veille de la révolution socialiste » qui fut déclenchée pour la première fois dans l’Empire russe quelques mois après que Lénine écrivit ces mots en 1917, et qu’il dirigea personnellement avec le Parti communiste bolchevik de Russie. C’est une tendance de notre époque actuelle, celui de l’impérialisme qui est le capitalisme monopolistique. Contrairement à la première phase du capitalisme où la libre concurrence est dominante et où les capitalistes doivent énormément miser sur le progrès de la technique, de la productivité et de la baisse des prix de revient afin d’écraser la concurrence, les monopoles contrôlent déjà une grande partie du marché, fixent des prix, et n’ont pas intérêt tant que ça au progrès, car il peut provoquer la mise en concurrence de marchandises de même type mais à meilleur prix. L’impérialisme a fait disparaître jusqu’à un certain point les stimulants du progrès technique. Nous pouvons citer l’obsolescence programmée qui n’existe que pour le profit des capitalistes et est en totale contradiction avec le progrès de l’humanité. De plus, l’impérialisme utilise l’achat de brevets et d’autres moyens pour dresser des obstacles artificiels au progrès technique. Une quantité inimaginable d’applications techniques sont bloquées, car jugées non rentables. En résumé, le développement du prolétariat est complètement freiné aujourd’hui par le système d’exploitation impérialiste. C’est pour cela que nous disons que l’impérialisme est pourrissant et agonisant : il se trouve dans un stade de décomposition gravement avancée. Le prolétariat se retrouve dans une contradiction très aigüe aujourd’hui entre la production socialisée et l’appropriation privée qui ne peut être résolue que par la révolution pour laisser place à une nouvelle unité des contraires qui caractérise la société de transition entre le capitalisme et le communisme, c’est-à-dire le socialisme : unité entre une production socialisée nouvelle dans laquelle un maximum de personnes sont intégrées à la production, y compris les bourgeois destitués dans le cadre de leur rééducation ; et le capital détenu principalement au début par l’État socialiste dirigé par l’avant-garde du prolétariat qu’est le Parti communiste, qui doit lutter pour avancer vers le communisme en utilisant ce capital pour des politiques dans l’intérêt du prolétariat et en lui faisant de plus en plus participer au pouvoir à travers de multiples Révolutions culturelles, et donc résoudre de ce fait cette nouvelle contradiction qui doit laisser place elle-même à une autre nouvelle unité entre une nouvelle production complètement socialisée et les fruits du travail socialisés.

Combattante de la Nouvelle Armée Populaire (NPA) aux Philippines

La Guerre populaire est la conception politique du pouvoir pour le prolétariat

La Guerre populaire n’échappe pas non plus aux lois du matérialisme dialectique et épouse complètement tout le processus de lutte entre le prolétariat et la bourgeoisie mentionné ci-dessus, car elle en est la manifestation politico-militaire. Elle commence elle aussi avec un point de départ, dans un contexte donné, se développant à travers différentes étapes dans lesquelles les différents rapports de force évoluent entraînant une nouvelle étape, et au sein d’une étape donnée progressant à travers plusieurs sous-étapes pouvant être définies concrètement par la politique correcte du Parti communiste marxiste-léniniste-maoïste militarisé et redéfini dans le cours même de la guerre.

« C’est la guerre qui, en partant du principe que ce sont les masses qui font l’Histoire, part de la réalité concrète dans laquelle, en général, les masses sont relativement désorganisées, mais à long terme elles s’organisent, passant d’une puissante force désorganisée à une puissante force organisée, à travers des étapes bien définies du développement de la lutte armée, appliquant dans le combat au niveau stratégique la supériorité relative des forces et dans la tactique la supériorité absolue. Accumuler des forces, allant de faibles à fortes, en obéissant rigoureusement à la corrélation des forces au cours des trois étapes de la Défensive Stratégique, de l’Équilibre stratégique et de l’Offensive Stratégique. La Guerre populaire s’initie sans arrière-garde dans l’objectif immédiat de la créer comme une Base d’Appuie révolutionnaire, qui établit le Nouveau Pouvoir, le pouvoir politique révolutionnaire du prolétariat et des masses populaires, pour s’y appuyer, l’étendre jusqu’à la conquête du pouvoir dans tout le pays et d’une manière générale, de pays en pays, dans le monde entier. » – Guerre populaire et révolution, Parti communiste du Brésil (Fraction rouge), 2014 (disponible sur internet sur la Bibliothèque Marxiste)

« Sans le pouvoir comme objectif principal et sa conquête à travers le pays pour le prolétariat et les masses populaires, il n’y a pas de Guerre populaire. Le pouvoir pour le prolétariat dans la révolution de la Nouvelle Démocratie, dans la révolution socialiste et dans les révolutions culturelles prolétariennes successives. Par conséquent, le fondamental dans le maoïsme étant le pouvoir pour le prolétariat et la Guerre populaire la voie pour sa conquête et sa défense comme transition au communisme, la Guerre populaire est, en plus de la théorie et de la doctrine militaire intégrale du prolétariat, sa conception et politique du pouvoir. Le pouvoir est conquis et défendu à travers la force armée dirigée par le Parti communiste. Ainsi, pour le maoïsme le pouvoir pour le prolétariat et la Guerre populaire sont inséparables parce qu’ils font partie de l’essence même du maoïsme. Par conséquent, nous devons synthétiser cela dans le slogan de Guerre populaire jusqu’au communisme ! » – Ibid.

« En un mot, la révolution prolétarienne mondiale est la Guerre populaire prolongée, au milieu et contre les guerres de rapine impérialistes pour la repartage du monde et le pillage des peuples et des nations opprimés, à travers lesquelles le prolétariat des pays impérialistes en lutte armée rejoint le mouvement de libération nationale et les guerres révolutionnaires des pays coloniaux/semi-coloniaux et semi-féodaux, processus de développement inégal, mais en un seul mouvement et sous la forme d’ondes qui se succèdent entre les avancés et les revers, jusqu’à la destruction totale de tout système impérialiste et de toute la réaction, à travers la Guerre populaire mondiale contre la guerre impérialiste mondiale et l’établissement de la dictature du prolétariat pour la construction socialiste comme continuation de la lutte des classes pour l’élimination de celles-ci, comme transition nécessaire au communisme, notre but final. Guerre populaire jusqu’au communisme ! » – Ibid.

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