Police : le port d’arme dans les transports autorisé

Police : le port d’arme dans les transports autorisé

Depuis le 1er janvier 2022, les policiers ont le droit de prendre le train gratuitement pour leurs trajet domicile-travail à condition d’être armé et de prévenir le chef de bord. Cette promesse faite aux syndicats de police par le ministre de l’intérieur, Gerald Darmanin, avait été acté par un accord conclu avec la SNCF en septembre 2021. L’accord prévoie que cette mesure se généralise à tous les trajets effectués par des policiers à partir de 2023. Il suffira ainsi à un policier de prendre son arme pour partir gratuitement en vacances.

Alors que les affaires de « bavures » policières continuent de s’accumuler, l’État bourgeois récompense sa police et cède à toutes ses revendications. En plus d’accorder aux policiers des privilèges exorbitants par rapport aux conditions de vie réelles de la majorité de la population, cette mesure renforce l’intensification du port d’arme pour les policiers dans le cadre privé.

Interdit avant 2015, le port d’arme hors-service est autorisé comme mesure provisoire après les attentats du 13 novembre, cette mesure est ensuite pérennisé en juillet 2016 après l’attentat de Magnanville. En novembre 2017, un policier tue trois personnes et fait trois blessés avec son arme de service avant de se suicider. En mars 2021, l’article 25 de la loi sécurité globale est votée à l’assemblée, il renforce l’usage du port d’arme en interdisant aux lieux accueillant du public, comme les cinémas ou les restaurants, de refuser l’entrée à un policier armé. L’assemblée a légalisé le port d’arme et, désormais, l’exécutif pousse les policiers à faire usage de ce droit en leur promettant des récompenses. L’accord fait avec la SNCF est donc en parfaite continuité avec la politique des deux derniers gouvernements.

La police est le bras armé de l’état bourgeois, ses agents peuvent donc bénéficier des privilèges que leur confère cette position sociale, se détachant ainsi des conditions de vie et des intérêts de la majorité de la population qui ne profite en rien de ce système. Face à la crise générale du capitalisme, la contradiction de classe se renforce et la bourgeoisie est obligée de restructurer son état pour intensifier la répression des mouvements sociaux. Les gilets jaunes ont subit de plein fouet cette montée des violences policières. Cette dernière mesure pro-flic n’est qu’un pas de plus dans ce processus général qui amène la bourgeoisie toujours plus près du fascisme. Tous les candidats actuels à la présidence sont des facilitateurs ou accompagnateurs de ce mouvement de fond du capitalisme.

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